Un prêtre orthodoxe blessé par balles à Lyon, un homme interpellé

AGRESSION L’attaque s’est produite dans le secteur Jean-Macé, dans le 7e arrondissement de la ville

G. N. avec AFP

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L'agression s'est produite à Lyon (illustration).
L'agression s'est produite à Lyon (illustration). — Laurent Cipriani/AP/SIPA

Un prêtre orthodoxe de nationalité grecque s’est fait tirer dessus au fusil à canon scié vers 16 heures à Lyon, a indiqué à l’AFP une source policière. Le prêtre était « en train de fermer son église », au moment des faits, qui se sont déroulés à l’intérieur du lieu de culte, a-t-on appris de cette source et d’une autre source proche de l’enquête. « Il n’y avait pas de cérémonie » en cours et « le prêtre n’était pas en tenue », a précisé cette dernière source.

Le religieux, âgé de 52 ans, visé par deux coups de feu, a été atteint « au foie et à bout touchant ». Il se trouve dans un état grave, selon des sources proches de l’enquête. L’arme n’a pas été retrouvée mais des témoins l’aurait vue, selon une autre source.

Une personne interpellée

« Une personne pouvant correspondre au signalement donné par les premiers témoins a été placée en garde à vue, a indiqué le procureur de la République, Nicolas Jacquet, dans un communiqué. Cette dernière n’était toutefois pas porteuse d’une arme au moment de son interpellation et les vérifications se poursuivent sur son éventuelle implication. »

« Un événement est en cours à proximité du secteur Jean-Macé, dans le VIIe arrondissement à Lyon », a indiqué sur Twitter le ministère de l'Intérieur. « Les forces de sécurité et de secours sont sur place ». « Évitez le secteur et suivez les consignes des autorités », a-t-il précisé.

Le parquet national anti-terroriste pas saisi

« Je dois vous dire que vous devez compter sur l’entière détermination du gouvernement pour permettre à tous et à chacun de pratiquer son culte en toute sécurité et en toute liberté, notre volonté est forte, notre détermination ne faiblira pas, c’est l’honneur de la France, c’est l’honneur de la République », a réagi Jean Castex, en déplacement à Saint-Etienne-du-Rouvray​ au moment des faits. Le Premier ministre était dans cette commune où le père Hamel avait été assassiné en 2016 pour échanger avec la communauté catholique et constater le dispositif Sentinelle renforcé depuis l’attentat de Nice.

« La police judiciaire va être saisie des faits et c’est le parquet qui communiquera », a-t-on appris auprès de la DDSP du Rhône. Le parquet de Lyon n’était pas immédiatement joignable. En l’état, le parquet national anti-terroriste n’a pas été saisi.

Les lieux de culte ouverts jusqu’à lundi

Ces faits surviennent trois jours après l’attaque de la basilique Notre-Dame-de-l’Assomption de Nice, où trois personnes ont été tuées par un assaillant islamiste armé d’un couteau. Le gouvernement a laissé une dérogation jusqu’à lundi inclus aux lieux de culte pour célébrer la Toussaint, avant un reconfinement pour lutter contre l’épidémie de Covid-19.

Après l’attentat de Nice, Emmanuel Macron a annoncé le passage de 3.000 à 7.000 soldats pour l’opération Sentinelle afin de protéger les lieux de culte et les écoles. A cela viennent s’ajouter quelque 7.000 membres des forces de l’ordre, dont pour moitié des gendarmes réservistes, qui seront mis dès lundi à disposition des préfets pour assurer la sécurité.