Les grévistes s'impatientent

Frédéric Crouzet

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Hier soir, ils souhaitaient coucher au siège des Hospices civils de Lyon (HCL). Les infirmiers et aides-soignants des urgences de l'hôpital Edouard-Herriot, en grève depuis le 8 décembre, ont rencontré hier après-midi la direction des HCL pour réclamer des effectifs supplémentaires. « Mais encore une fois, nous n'avons pas obtenu de réponses satisfaisantes », déplore Grégory Taveau, infirmier. Une trentaine de grévistes ont annoncé qu'ils resteraient dans les locaux des HCL tant qu'ils ne se seraient pas entretenus avec Paul Castel, le directeur général.

Ils espèrent obtenir l'embauche de cinq brancardiers et le remplacement des personnels paramédicaux en congé maternité ou longue maladie, afin de pouvoir mieux accueillir les patients. Pour l'instant, les HCL, qui sont confrontés à un déficit de 132 millions d'euros, n'ont proposé que la création de deux postes de brancardiers. « Mais ce sont des postes de 9 h à 17 h 30, du lundi au vendredi. Les urgences, c'est 24 h sur 24 h », explique Grégory Taveau. Selon les grévistes, qui sont soutenus par les médecins urgentistes, le délai d'attente des patients avant leur prise en charge est d'environ six heures aux urgences du pavillon N en raison du manque de personnel. La direction des HCL avait prévu hier soir de faire évacuer ses locaux. ■