Fin de la cité de la gastronomie à Lyon : « Ce projet n’était pas viable », selon le nouveau président de la métropole

BIDE Bruno Bernard, nouveau président écologiste de la métropole de Lyon, veut travailler avec les acteurs économiques, associatifs et institutionnels pour proposer un nouveau projet pour ce lieu

Elisa Frisullo

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Temple dédié au "bien manger" et à la nutrition, la cité de la gastronomie de Lyon a ouvert  le 19 octobre 2019 au coeur du Grand Hôte-Dieu.
Temple dédié au "bien manger" et à la nutrition, la cité de la gastronomie de Lyon a ouvert le 19 octobre 2019 au coeur du Grand Hôte-Dieu. — Caroline Girardon/20 Minutes
  • Magma Cultura a annoncé lundi la fermeture définitive de la Cité internationale de la gastronomie de Lyon.
  • Une « opportunité » pour la métropole qui y voit l’occassion de revoir le projet avec les acteurs économiques et insitutionnels pour en faire un lieu moins mercantile, et accessible à tous.

Un vrai « bide » pour certains, une « opportunité » pour d’autres. Au lendemain de l’annonce de la fermeture définitive de la Cité internationale de la gastronomie de Lyon, inaugurée en grande pompe en octobre dernier, la métropole planche déjà sur l’avenir du lieu.

« La métropole prend acte du souhait de Magma Cultura de ne plus exploiter la Cité internationale de la gastronomie de Lyon (…) Cette décision confirme que ce projet n’était pas viable dès sa genèse, une situation amplifiée par la crise du Covid », soulignent les service du nouveau président écologiste Bruno Bernard.

La Cité, imaginée sur 4.000 m2 dans le cadre luxueux du Grand Hôtel-Dieu, n’est pas parvenue à trouver son public. Dès son ouverture, les tarifs élevés de ce lieu (12 euros l’entrée et 12 euros en plus pour déguster), présenté comme un véritable temple de la bonne bouffe, avaient refroidi bon nombre de visiteurs et suscité de multiples critiques. La crise sanitaire liée au coronavirus est venu aggraver la situation économique fragile du site, dont la création a coûté plus de 17 millions d’euros aux collectivités (7 millions environ) et investisseurs privés (10.4 millions). Un site qui n’a pas rouvert ses portes lors du déconfinement.

Un nouveau lieu « moins mercantile » à imaginer

Pour les écologistes, cette fermeture sonne comme « une opportunité », la possibilité de marquer de leur patte ce lieu très emblématique de la ville. « Nous souhaitons que les habitants participent à l’élaboration du nouveau projet, que chacun s’y retrouve », indique à 20 Minutes l’entourage de Bruno Bernard, où l’on imagine un lieu « accessible à tous, moins mercantile, dédié en partie à l’agriculture, à l’alimentation, au bien manger. »

Une délibération portant sur la fin de délégation accordée à Magma Cultura sera soumise au vote des nouveaux conseillers lors du conseil de la métropole prévu fin juillet. En attendant d’écrire l’histoire future de la Cité, le dôme qui abrite actuellement l’exposition permamente dédiée à la gastronomie devrait rouvrir ses portes au public prochainement, selon les services de Bruno Bernard.