Lyon : Les premières images prises dans le lac du parc de la Tête d'Or dévoilées

EXPLORATION L’équipe de l’association Odysseus 3.1, qui a plongé dans le lac du parc lyonnais il y a dix jours pour faire l’inventaire de la faune et la flore, a dévoilé ses premières images prises sous l’eau

Elisa Frisullo

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Des plongeurs ont exploré le lac du parc de la Tête d'Or à Lyon ce 4 juin 2020.
Des plongeurs ont exploré le lac du parc de la Tête d'Or à Lyon ce 4 juin 2020. — E. Frisullo / 20 Minutes

Ils ont plongé dans les eaux lyonnaises, troubles et verdâtres par endroits, limpides à d’autres, pour en explorer les secrets. Dix jours après avoir parcouru le lac du parc de la Tête d'Orà Lyon, l’association Odysseus 3.1 a publié ce week-end les premiers clichés de ses découvertes sur les réseaux.

Ces photos ne sont qu’un aperçu de la faune et de la flore que les plongeurs, géomètres et naturalistes de l’association ont croisé lors de leurs deux journées d’exploration. L’intégralité du travail réalisé sur les berges et à l’intérieur du lac creusé par les Canuts en 1857, doit donner lieu à la réalisation d’un documentaire.

Un site exceptionnel à préserver

Sur les premières images de l’association, chacun peut ainsi découvrir la faune et la flore qui peuplent cette étendue artificielle. Sans surprise, l’équipe a ainsi croisé la route de plusieurs silures, nombreux à se balader dans le Rhône, d’une jolie perche solaire, d’une tortue de Floride ou encore d’écrevisses. Aux abords de l’eau, les naturalistes ont également vu de multiples oiseaux, comme cette aigrette garde-bœuf ou ce héron cendré survolant ce lac, le long duquel il est fréquent de rencontrer des écureuils roux. L’association a également publié plusieurs photos magnifiques du site vu du ciel, immortalisé par un drone.

L’exploration de l’équipe avait pour objectif de réaliser un inventaire précis des espèces animales et végétales du lac, jamais exploré de la sorte. Et ce, afin de sensibiliser plus facilement le public à l’impact de l’homme sur son environnement et la nécessité de préserver un site comme celui-ci, qui n’a pas d’équivalent en France.