Combien de Verts le PS voudra-t-il avaler ?

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Dimanche soir, la gauche lyonnaise a fait la fête jusque tard dans la nuit. Il y avait bien des choses à arroser au comptoir du Ninkasi (7e) : la victoire de Jean-Jack Queyranne aux régionales, les trois cantons arrachés à la droite à Lyon, et une incroyable vague rose nationale. « 21 régions, c’est presque trop », commentait un militant, un verre de champagne à la main. Le temps d’un rock, Jean-Jack Queyranne a oublié sa timidité et sa raideur légendaire pour se lâcher sur la piste, emmené par Gérard Collomb, qui avait fêté ici même sa victoire en 2001. Escorté par un service de sécurité, il a ensuite rejoint une petite salle. Et la politique a repris le dessus. Venus nombreux, les Verts discutent des futures vice-présidences. Ils en veulent quatre sur les quinze. Le PS n’en offre que trois. Gérard Collomb souhaite aussi placer dans l’exécutif ses jeunes protégés. Queyranne a quitté la sauterie le premier. Hier, il devait rencontrer la présidente sortante Anne-Marie Comparini pour gérer la transition. Et les négociations pour la composition de l’exécutif débutent aujourd’hui. Le chef de file des Verts, Gérard Leras, ne veut pas en faire partie. A la tête du groupe, il souhaite être une « vigie » de la nouvelle politique régionale. L’écologiste est resté jusqu’à la fin de la soirée au Ninkasi. Et il a dansé avec gourmandise sur le dernier morceau passé par le DJ : We Are the Champions. Frédéric Crouzet