Grève à Édouard-Herriot

- ©2008 20 minutes

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« Aujourd'hui, la sécurité des patients et des personnels n'est plus assurée. » Depuis 7 h hier matin, Nathalie Sabot fait partie des 86 % d'employés paramédicaux à s'être mis en grève aux urgences de l'hôpital Edouard-Herriot (3e). Ce mouvement, reconduit aujourd'hui, concerne les aides-soignants, agents de service et infirmières, qui ont décidé de cesser le travail pour protester contre le manque de personnel. « Nous fonctionnons la majorité du temps en sous-effectifs, ce qui ne nous permet plus de faire un travail de qualité », déplore cette infirmière, qui estime à six heures le temps d'attente des patients avant d'être pris en charge.

Des délais qui, ajoutés au peu de temps dont disposent les personnels, créent des tensions au sein des urgences. « Chaque semaine, l'un d'entre nous est violenté, et chaque jour, nous sommes confrontés à l'agressivité des patients », ajoute une aide-soignante. Jusqu'à la fin du mouvement, les urgences sont assurées normalement, du personnel ayant été réquisitionné comme lors de chaque grève.

E. F.