La proposition de loi Maillé

Elisa Frisullo - ©2008 20 minutes

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Les socialistes sortent de leur silence pour protester contre l'extension du travail dominical. Hier, à trois jours du débat sur la proposition de loi Mallié prévu à l'Assemblée nationale, le député PS de la 2e circonscription du Rhône a rejoint les rangs des dix parlementaires UMP de la région Rhône-Alpes opposés à l'ouverture des commerces le dimanche dans les quatre plus grandes agglomérations de France, dont celle de Lyon. Entouré des représentants des commerçants de la Presqu'île et de la Croix-Rousse, le député « du centre-ville » a fustigé cette proposition de loi « de circonstance, qui vise uniquement à légaliser certaines demandes aujourd'hui illégales, comme celles de l'Usine Center de Villacoublay [Yvelines] ».

« Mais dans l'agglomération, rien ne justifie cela. Selon une récente enquête, 60 % des Rhônalpins ne sont pas demandeurs, et les commerçants n'en veulent pas », indique-t-il. « Aujourd'hui, alors que nous sommes autorisés à ouvrir cinq dimanches par an, nous n'en utilisons que trois, parfois quatre. C'est bien la preuve qu'il n'y a pas de demande », assure Georges Cellerier, président de l'association de commerçants Tendance Presqu'île. Pour faire reculer le gouvernement, les députés de gauche devraient, selon Pierre-Alain Muet, déposer des amendements pour que les agglomérations lyonnaises et lilloises soient exclues du champ du texte.