Coronavirus à Lyon : Plus de marchés alimentaires depuis ce mercredi, les Halles en service partiel

COMMERCES En raison du confinement et pour éviter une trop grande proximité entre les clients, les marchés en plein air sont suspendus à Lyon jusqu'à nouvel ordre

Elisa Frisullo

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Illustration d'un marché à Lyon depuis les mesures de confinement imposées pour enrayer l'épidémie de coronavirus.
Illustration d'un marché à Lyon depuis les mesures de confinement imposées pour enrayer l'épidémie de coronavirus. — C. Girardon / 20 Minutes

La crainte de voir les clients s’agglutiner devant les étals, comme dans certains quartiers parisiens, malgré les règles sanitaires imposées pour éviter une propagation du coronavirus, a eu raison des marchés lyonnais. « Conformément aux déclarations du Premier ministre le 23 mars, à Lyon comme dans les grandes villes les marchés alimentaires ont vocation à être fermés », a indiqué ce mercredi la ville.

En revanche, les marchés intérieurs, comme les Halles Paul-Bocuse (3e), restent ouvertes, selon la municipalité. Le public peut donc s’y fournir en denrées alimentaires mais comme partout en France, les restaurants et cafés ont été fermés. Comme dans les supermarchés, les mêmes consignes sanitaires s’appliquent. Les clients sont invités à mettre des distances entre eux.

Une mesure pas toujours bien comprise

Ces nouvelles mesures ne sont pas toujours comprises par les Lyonnais, qui avaient déjà pour beaucoup déserté les allées de marchés en plein air. « Je ne comprends pas trop. Il y a sans doute eu des dérives dans certains quartiers mais à Lyon, pour connaître plusieurs commerçants, les allées des marchés étaient peu fréquentées depuis le confinement. Les gens étaient respectueux des règles. La plupart d’entre eux n’ont pas très envie de coller les autres clients par peur du virus », souligne Roland, artisan dans le 7e arrondissement. A l’image de Christiane, l’une de nos lectrices, qui par crainte d’être contaminée, a renoncé à son petit plaisir. « Je n’y vais plus, trop de risques. Et pourtant j’y allais chaque semaine », confie-t-elle.

Pour Stéphane, un quadragénaire qui profitait de son marché hebdomadaire jusqu’alors pour prendre un peu l’air et acheter local, cette décision est insensée. « C’est n’importe quoi, grogne-t-il. Il va y avoir encore plus de monde dans les supermarchés. En quoi il y a moins de risque dans un environnement fermé qu’en plein air ? Faudra qu’on m’explique. J’ai le sentiment qu’on sacrifie les petits producteurs au profit de la grande distribution », s’agace-t-il.