Lyon : Le pont de Vernaison va fermer à certains poids lourds par mesure de sécurité

SECURITE La métropole de Lyon a décidé de prendre des mesures et a engagé des travaux pour sécuriser ce pont, l'un des plus surveillés de la région lyonnaise

Elisa Frisullo

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Le 28 février 2020.Le pont de Vernaison, au sud de Lyon, fait partie des ouvrages les plus surveillés par les services de la métropole.
Le 28 février 2020.Le pont de Vernaison, au sud de Lyon, fait partie des ouvrages les plus surveillés par les services de la métropole. — E. Frisullo / 20 Minutes

En novembre, au lendemain de l’effondrement du pont suspendu de Mirepoix-sur-Tarn, qui avait fait deux et cinq blessés au nord de Toulouse, la métropole de Lyon avait indiqué que le pont de Vernaison faisait partie des trois plus surveillés de l’agglomération. Ce vendredi, elle a annoncé des mesures et le lancement de travaux pour sécuriser cet ouvrage du sud de Lyon, qui dispose depuis le printemps dernier d’un dispositif de surveillance 24h/24.

« Ce système permet de suivre la moindre évolution des indicateurs d’état de santé de l’ouvrage et d’être alerté en temps réel pour prendre immédiatement les mesures de précaution pour la sécurité des usagers », rappelle la métropole, qui a donc décidé d’aller plus loin.

Dès mardi 3 mars, la circulation des camions de plus de 3,5 tonnes sera donc interdite sur le pont, à l’exception des véhicules de service public et des engins agricoles. Les véhicules proscrits devront transiter par Pierre-Bénite en empruntant les autoroutes A7 et A450 et la RD315. Des panneaux d’information seront mis en place sur les axes situés en amont de l’ouvrage dans les communes de Vernaison et de Solaize, ajoute la métropole.

Une enveloppe globale de 10,7 millions d’euros

Dans le même temps, des travaux vont être engagés dès la veille afin d’améliorer l’étanchéité des quatre chambres d’ancrage des haubans. Ce chantier de cinq semaines, visant à assurer l’utilisation du pont le plus longtemps possible, devrait peu perturber la circulation automobile.

Dans l’hypothèse où ces travaux ne suffiraient pas, des sondages géotechniques sont réalisés dans le Rhône depuis une barge jusqu’à mi-avril, « afin de pouvoir anticiper des études de dimensionnement d’un nouvel ouvrage (ou pont de secours) » ajoutent les services du président de la métropole de Lyon, David Kimelfeld. En janvier, les élus du conseil métropolitain ont voté une enveloppe de 10,75 millions d’euros pour la surveillance du pont, les travaux conservatoires mais aussi pour les études en vue d’un nouvel ouvrage.