Lyon : A cause du réchauffement climatique, la métropole est obligée d'abattre un millier d'arbres

CLIMAT Ils seront remplacés par des espèces plus résistantes aux fluctuations du climat

Caroline Girardon

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Lyon : A cause du réchauffement climatique, la métropole est obligée d'abattre un millier d'arbres. (Illustration)
Lyon : A cause du réchauffement climatique, la métropole est obligée d'abattre un millier d'arbres. (Illustration) — Veda Jo Jenkins/Shutter/SIPA

Ce sont les conséquences directes des étés successifs «de plus en plus chauds, secs, et longs ». Plus d’un millier d’arbres malades doivent être remplacés dans la métropole de Lyon. Quelque 740, situés dans le parc de Parilly, ont déjà dû être abattus, soit environ 5 % du parc. Et 550 autres le seront prochainement.

« Depuis un an, le parc de Parilly fait face à une recrudescence de la mortalité de certains de ses arbres », constate la Métropole qui annonce avoir mis en place une campagne de plantation pour « la disparition de tous ces arbres ».

« La plantation à venir d’un millier d’arbres et près de 2.000 arbustes pour l’hiver 2019-2020 est programmée avec la création de zones de boisements et de haies champêtres », explique-t-elle déplorant un « dépérissement des espèces les plus sensibles » (hêtres, charmes, érables plane).

De nouvelles espèces plus robustes

Plusieurs essences plus sensibles à ce type de météo sont particulièrement affectées : disparition des mélèzes, hêtres et charmes. Le pin est l’espèce désormais la plus touchée.

L’objectif est de replanter sur les zones qui sont particulièrement impactées par les mortalités : les Essarts, et la plaine au niveau du boulevard de Parilly, ainsi que sur les entrées du parc. La métropole a décidé de varier les palettes d’arbres en privilégiant cette fois des espèces qui ne craignent pas le gel et qui sont capables de s’adapter aux étés caniculaires, comme les chênes pubescents, chênes verts, cytises, érables de Montpellier ou les arbres à perruque.