Fête des lumières : Gros coups de cœur et petites déceptions, notre bilan

BILAN Les festivités se sont achevées dimanche soir

Caroline Girardon

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La cour de l'Hôtel de Ville de Lyon, l'un de nos coups de cœur de la Fête des lumières 2019. Lancer le diaporama
La cour de l'Hôtel de Ville de Lyon, l'un de nos coups de cœur de la Fête des lumières 2019. — C. Girardon / 20 Minutes
  • Alors que la fête des lumières s’est achevée dimanche soir, nous avons dressé un bilan (très subjectif).
  • Si certaines animations ont été de vrais coups de cœur, d’autres ont un tout petit peu déçu.

Une édition qui nous en a mis globalement plein les yeux. Alors que la fête des lumières de Lyon s’est achevée dimanche soir, nous avons dressé un bilan (totalement subjectif), avec nos coups de cœur et quelques (très) légères déceptions. Précisons que nous n’avons pas inclus la « rivière de lumières » puisque nous ne l’avons pas vue.

1. Le parc de la Tête d'Or, une animation poétique envoûtante

Ambiance brumeuse, jets de laser qui enflamment les arbres et percent le brouillard… L’atmosphère, qui émanait des allées du parc de la Tête d'Or, était tout simplement saisissante. Les acrobates, vêtus d’habits de lumière, qui se mouvaient avec grâce et légèreté dans les branches d’arbre, ont rapidement séduit les badauds, totalement hypnotisés par cet incroyable ballet. Des visiteurs restés sans voix au moment de découvrir le spectacle pyrotechnique projeté sur les eaux du lac. Les flammes jaillissant de toute part ont réchauffé le cœur bien plus que le vin chaud.

Le parc de la Tête d'Or, coup de cœur de la rédaction pour la fête des lumières de Lyon.
Le parc de la Tête d'Or, coup de cœur de la rédaction pour la fête des lumières de Lyon. - C. Girardon / 20 Minutes

2. La cour de l’Hôtel de Ville, un monde sous-marin captivant

Une animation propice à la contemplation. Il fallait savoir se poser au fond de la cour pour apprécier les changements de couleurs sur les murs de l’édifice et plonger pleinement au fond de cet univers aquatique. Puis, au rythme d’une musique bien choisie, s’avancer pas à pas vers le rideau de lumière, derrière lequel se cachait une séduisante nymphe. Trônant au-dessus de sa fontaine, elle n’a eu de cesse de charmer les visiteurs, prompts à jouer des coudes pour l’immortaliser avec leurs téléphones.

La cour de l'Hôtel de Ville de Lyon, l'un de nos coups de cœur de la Fête des lumières 2019.
La cour de l'Hôtel de Ville de Lyon, l'un de nos coups de cœur de la Fête des lumières 2019. - C. Girardon / 20 Minutes

3. La cathédrale Saint-Jean, championne de l’applaudimètre

Un spectacle raté sur la cathédrale Saint-Jean et c’est tout de suite l’impression d’une édition en demi-teinte. Pas de risque cette année avec le groupe Theoriz, qui a su être à la hauteur de l’événement en imaginant les Sept jours de la création. Une animation bien menée, sans temps morts, proposant une succession de tableaux poétiques. On ne s’est pas lassé de suivre les mouvements de lierre envahissant progressivement les murs d’édifice, ni l’envolée de colombes… Même si l’on aurait souhaité un final plus époustouflant.

La cathédrale Saint-Jean lors de la fête des lumières de Lyon.
La cathédrale Saint-Jean lors de la fête des lumières de Lyon. - C. Girardon / 20 Minutes

4. Ils nous ont aussi conquis

Le musée des tissus, inclus dans la programmation pour la première fois, a été l’une des belles surprises de cette édition. Quelle bonne idée d’avoir projeté des mannequins défilant sur la façade du bâtiment. Un joli clin d’œil à l’expo Saint-Laurent, qui y est actuellement présenté.

Le musée des Tissus lors de la Fête des lumières.
Le musée des Tissus lors de la Fête des lumières. - C. Girardon / 20 Minutes

La prairie éphémère de la place Bellecour était également une halte nécessaire pour apprécier la poésie du spectacle proposé. Le temps s’est figé lorsque nos yeux se sont rivés sur l’apaisant ballet de ces étranges créatures, virevoltant autour de la statue du cheval de Louis XIV. Seul petit bémol : on aurait aimé pouvoir déambuler et se perdre entre les grandes herbes.

Les animations, proposées sur les places des Jacobins et des Célestins valaient largement le détour. Musiques bien calibrées, jeux de laser ou illusions d’optique ont embarqué les spectateurs, pris dans un tourbillon. Les shows proposés ont aussi permis de mettre en valeur les lieux, ce qui n’a pas toujours été le cas lors de précédentes éditions. Enfin, on retiendra également la place des Terreaux. Une belle prouesse technique, qui à nos yeux, a peut-être manqué un peu de magie. Mais à vrai dire, on fait un peu la fine bouche, étant habitué à suivre chaque édition.

La place des Terreaux
La place des Terreaux - C. Girardon / 20 Minutes

5. On en attendait un peu mieux

« Les cueilleurs de nuage », projetés sur l’immense colline de Fourvière, nous ont un peu laissés sur notre faim. Là encore, on pinaille car si on avait découvert la fête des lumières pour la première fois, on aurait été totalement séduits. Mais voilà, on plaide coupable : on a cette foutue tendance à comparer les spectacles d’une édition à l’autre. Et celui de cette année manquait de flamboyance à nos yeux. Les géants du Pont Bonaparte se sont révélés être une vraie bonne idée, mais semblaient malheureusement un peu statiques. On aurait bien vu quelques jeux de lumières pour jouer avec les ombres et apporter une dimension encore plus spectaculaire.

Les Cueilleurs de nuage sur la colline de Fourvière lors de la fête des lumières de Lyon.
Les Cueilleurs de nuage sur la colline de Fourvière lors de la fête des lumières de Lyon. - C. Girardon / 20 Minutes