Lyon : Avec la grève, les hôteliers font grise mine en pleine Fête des lumières

COMMERCE Les annulations s’accumulent alors que les touristes ont peur de ne pas pouvoir acceder à Lyon en train

20 Minutes avec AFP

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Lors de la Fête des lumières de cette année, à Lyon
Lors de la Fête des lumières de cette année, à Lyon — ALLILI MOURAD/SIPA

Les hôtels de Lyon sont loin de faire le plein, alors qu’il est habituellement impossible de trouver une chambre en ville pendant le long week-end de la Fête des lumières, dénoncent ce samedi les professionnels, qui l’expliquent par l’impact des grèves.

« Globalement, on est entre -10 % et -15 % au niveau des réservations, mais cela peut atteindre -30 % pour certains hôtels », indique Laurent Duc, président national du syndicat professionnel Umih et exploitant d’un établissement à Villeurbanne (banlieue de Lyon).

Pas de remboursement des arrhes déjà versés

« Ça fait cinq jours que ça annule », souligne Laurent Duc, qui estime que les pertes de revenus provoquées par le mouvement de contestation contre la réforme des retraites pourraient coûter « deux points de marge » sur l’ensemble de l’année pour les hôteliers locaux. Selon lui, baisse des réservations et annulations touchent tous les hôtels de la ville, quelle que soit leur catégorie.

La réception de l’hôtel Carlton, un quatre-étoiles situé en plein centre-ville, confirme de nombreuses annulations, « en particulier des étrangers qui craignent de ne pas pouvoir trouver un train pour repartir ».

La précédente édition touchée par les « gilets jaunes »

L’hôtel Château Perrache se dit également « très impacté ». « Non seulement plusieurs séminaires à hauteur de plus de 25.000 euros ont été annulés ou reportés, mais nous enregistrons en moyenne 15 annulations par jour depuis mercredi », explique sa directrice Marta Pardo-Badier. « Nous ne sommes pas complets depuis le 5 décembre, alors que tout était réservé. »

Laurent Duc relève que les grèves « ne sont pas un cas de force majeure » qui aurait permis aux touristes ayant versé des arrhes de récupérer leur mise.

« Souvent pour payer moins cher, les gens ont acheté des chambres avec des tarifs non modifiables, non remboursables. Vous imaginez les gens qui ont mis 500 euros pour un week-end à Lyon et qui ont tout perdu. Ce n’est pas comme ça qu’on va redevenir la première destination touristique mondiale ! », s’indigne le responsable. Il rappelle que la précédente édition de la Fête des lumières avait déjà été fortement touchée. par le mouvement des « gilets jaunes ».