« Revisiter le maillot (de corps) de mamie », le pari d'une entrepreneuse lyonnaise, styliste en lingerie

STYLE Audrey Yvon-Cléaud, ancienne styliste de Lejaby, a lancé son entreprise pour remettre le maillot de corps au goût du jour

Caroline Girardon

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Audrey Yvon-Cléaud, styliste lyonnaise, entend révolutionner l'univers du maillot de corps.
Audrey Yvon-Cléaud, styliste lyonnaise, entend révolutionner l'univers du maillot de corps. — Joséphine de Rohan-Chabot
  • Audrey Yvon-Cléaud, styliste lyonnaise de 36 ans, dépoussière l’univers du maillot de corps.
  • Elle a lancé une gamme stylée de 38 modèles réalisés en matières naturelles.

 

 

Parfois le choix est assez cornélien : mettre un joli chemiser qui ne vous protégera pas du froid ou enfiler un maillot de corps au risque de sacrifier votre élégance. Audrey Yvon-Cléaud, entrepreneuse lyonnaise de 36 ans, s’est parfois posée la question avec humour. Cela lui a donné l’idée de lancer, il y a plus d’un an, une gamme de maillots de corps qui ambitionne de « revisiter le maillot de mamie » et de révolutionner le genre.

Après avoir travaillé dix ans dans les rangs de Lejaby, cette styliste en lingerie a décidé de voler de ses propres ailes et de créer une boutique en ligne :  www.yvoetmoi.com. « Damart a un peu tué le marché, rigole-t-elle. Les maillots de corps tels qu’on les connaît sont des modèles vieillissants, ringards… peu jolis dans l’ensemble. Et les rares, qui sortent du lot dans d’autres enseignes, sont réalisés à base de pétrole. Ce qui n’est pas l’idéal pour l’environnement », observe-t-elle.

Dentelle de Calais et laine mérinos

Elle a donc opté pour des versions plus stylées que l’on peut enfiler en toutes circonstances. Et réalisées avec des matières naturelles : de la dentelle de Calais et de la laine mérinos enroulée de soie. « Les avantages sont nombreux : cela ne gratte pas, c’est agréable à porter. C’est une matière thermorégulante qui a l’avantage de très bien se laver, explique-t-elle. L’hiver, vous pouvez le porter quand il fait moins 10 degrés et l’été, quand il fait 30°C car on ne transpire pas dans cette matière ». Pas de risque d’avoir des auréoles, ni de colporter des odeurs susceptibles de faire évanouir tout une rame de métro.

Cette maman de trois enfants a travaillé sur une gamme élargie, uniquement vendue sur Internet, allant des débardeurs aux pulls légers en passant par les tops à manches longues et les cache-cœurs pour les danseuses. 38 modèles féminins au total. « Je dessine les modèles, j’achète la dentelle en France et la laine au nord de l’Italie. C’est un pays où ils savent bien la traiter », argumente la styliste. Les pièces sont fabriquées à la main en Italie également. « Nos fibres sont certifiées Oeko-tex, donc sans substance nocive pour la peau », complète-t-elle.

Les prix ? Comptez 50 euros pour un débardeur, 110 euros pour un body. « Il n’y a pas d’intermédiaire », justifie Audrey Yvon-Cléaud, qui envisage à plus long terme de travailler sur des vêtements pour hommes. « On ne propose que deux modèles actuellement », précise-t-elle, persuadée qu’il y a désormais « un créneau à prendre » sur le marché du maillot de corps.

Des petites culottes qui ont de plus en plus la cote