La région donne du crédit à ses projets

Frédéric Crouzet - ©2008 20 minutes

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Rhône-Alpes ne connaît pas la crise. Tout au moins son institution politique. Le président du conseil régional Jean-Jack Queyranne (PS) a annoncé, hier, qu'il n'augmenterait pas la fiscalité locale pour boucler son budget 2009 (2,3 milliards d'euros), qui doit être débattu en novembre et voté à la mi-décembre. Et que les investissements seraient maintenus à un niveau élevé : environ 700 millions d'euros grâce à l'emprunt. « Augmenter les impôts pèserait sur les ressources des ménages et des entreprises. Et diminuer les investissements entraînerait une baisse de l'activité économique », a expliqué Jean-Jack Queyranne.

Même si la région subit, comme toutes les collectivités, une baisse des dotations de l'Etat, sa situation financière est considérée comme « saine ». Avec un ratio de désendettement d'environ trois ans, elle compte sur sa « bonne santé » pour pouvoir emprunter 250 millions d'euros supplémentaires auprès des banques. « Depuis son arrivée, Queyranne a déjà triplé la dette de la région », déplore l'UMP. « Que ce soit pour la rénovation des lycées ou le développement des TER, nous avons redonné à la région sa vocation d'investissements sur les infrastructures économiques », réplique Jean-François Débat, vice-président chargé des Finances. Le Rhône-Alpes revendique ainsi un « budget anti-crise », avec 55 millions d'euros injectés pour soutenir l'activité des PME, notamment sous forme de fonds de garantie. « Et avec la hausse du chômage, nous risquons d'avoir plus de demandes de formations à financer », indique Jean-Jack Queyranne.