VIDEO. Villeurbanne : Trois semaines après l'incendie du campus de Bel Air, 85% des entreprises ont retrouvé une solution d'hébergement

ECONOMIE Bel Air Camp annonce également vouloir reconstruire un bâtiment neuf

Caroline Girardon

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Trois semaines après l'incendie qui a ravagé le campus de Bel Air à Villeurbanne, 85% des entreprises ont trouvé une solution d'hébergement.
Trois semaines après l'incendie qui a ravagé le campus de Bel Air à Villeurbanne, 85% des entreprises ont trouvé une solution d'hébergement. — C. Girardon / 20 Minutes
  • Le 8 octobre, 7.000 mètres carrés avaient été ravagés au seint d'une pépinière d'entreprises de Villeurbanne.
  • Trois semaines après, 85% des occupants sinistrés ont retrouvé une solution temporaire d'hébergement.

« Il a fallu panser les plaies rapidement mais la cicatrice est forte, bien présente ». Trois semaines après l'incendie qui a ravagé une partie du campus de Bel Air à Villeurbanne, l’heure est au premier bilan. Et à l’espoir, pour Didier Caudard-Breille, président de la pépinière d’entreprises ayant annoncé ce mardi la volonté de reconstruire une partie des bâtiments dévorés par les flammes.

Le 8 octobre, 7.000 mètres carrés sont partis en fumée. Le site de « Bel Air 1 » accueillait 58 start-up et PME travaillant sur l’industrie de demain. Si certaines ont été partiellement détruites, d’autres ont absolument tout perdu.

15% des sociétés en recherche de solutions

« Une fois l’enquête terminée et les autorisations délivrées, nous envisageons de détruire les 10.000 mètres carrés de Bel Air1 et de reconstruire un bâtiment neuf, explique Didier Caudard-Breille. Dans un futur plus proche, on travaille sur des solutions pour ressouder la communauté ». Car jusque-là, les entreprises sinistrées ont été éparpillées aux quatre coins de l’agglomération lyonnaise.

32% ont été relogées dans d’autres parties du campus, 26% sont toujours hébergées à Villeurbanne, 16% ont été accueillies dans des incubateurs lyonnais et 11% sont retournées au siège de leurs entreprises ou ont délocalisé leurs bureaux à la maison. « Une dizaine, soit 15%, se trouve dans une situation précaire et est toujours en recherche de solutions », poursuit le président du campus. Mais chaque jour, la situation évolue favorablement. On finit par trouver des solutions supplémentaires.

« Une énergie folle est mise en place pour ne pas crever »

« Une énergie folle est mise en place pour ne pas crever, ni arrêter la production. D’ailleurs aucune société n’a arrêté son activité depuis le sinistre », poursuit-il. Le but à long terme est de pouvoir réintégrer tout le monde sur le site. En attendant, un autre bâtiment du campus « va être réaménagé pour accueillir des surfaces d’ateliers et de stockage sur 4.000 mètres carrés d’espace » à compter de fin décembre. « On étudie également la possibilité de louer des bureaux à proximité pour recréer un plateau tertiaire et refaire vivre notre écosystème », développe Didier Caudard, précisant « compter sur les promesses faites par les collectivités ».

« On a eu un soutien très important au sein de notre communauté. On a entendu parler d’une somme de 10.000 euros débloquée par la région Auvergne-Rhône-Alpes mais pour l’instant, on n’en sait guère plus », poursuit-il avant de conclure : « Je ne doute pas qu’ils le feront ».