Lyon : La raffinerie Total de Feyzin en grève pour dénoncer un projet de réorganisation

SOCIAL La plateforme de Feyzin réfléchirait à arrêter l'unité « viscoréducteur » du site à l’horizon 2021

20 Minutes avec AFP

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La raffinerie de Feyzin est en grève depuis lundi 7 octobre afin de dénoncer la suppression annoncée d'une unité.
La raffinerie de Feyzin est en grève depuis lundi 7 octobre afin de dénoncer la suppression annoncée d'une unité. — Konrad / Sipa

Des salariés de la raffinerie Total de Feyzin, près de Lyon, sont en grève depuis lundi pour protester contre un projet de réorganisation d’une unité du site, a-t-on appris mercredi de sources concordantes. Une vingtaine d’entre eux suit chaque jour le mouvement, selon la direction.

« Total fait 13,6 milliards de bénéfices en 2018, touche plus de 100 millions en CICE (crédit d'impôt pour la compétitivité et l’emploi) et CIR (crédit d'impôt recherche) et veut supprimer des emplois ! », dénonce sur sa page Facebook la FNIC-CGT, confirmant une information du quotidien régional Le Progrès.

Sept suppressions de postes

Selon le syndicat, « sept suppressions de postes » ont été actées depuis la tenue lundi d’un Comité social et économique extraordinaire, durant lequel la direction a fait part « d’un projet d’évolution d’organisation du raffinage ». C’est « un transfert des tâches d’une unité de production à l’autre (…) vers un autre poste de travail déjà surchargé », estime le syndicat. « La raffinerie est donc en cours d’arrêt total, jusqu’à l’obtention des revendications », ajoute la FNIC-CGT qui demande le retrait du projet.

« Ce changement d’organisation se ferait sans licenciement », assure pour sa part la direction dans un communiqué. Cette unité « viscoréducteur » du site « souffre de la baisse structurelle de la demande en fiouls lourds et ne fonctionne plus que trois jours par mois en moyenne », explique-t-elle.

Pas d’impact sur l’approvisionnement des stations ?

« La plateforme de Feyzin réfléchit donc dès à présent (…) à son arrêt à l’horizon 2021 et aux conséquences sur son organisation ». Cet arrêt entraînerait la suppression d’un poste d’opérateur, poursuit la direction.

Les sept salariés de ce poste (en raison du fonctionnement en quart) « se verraient offrir un autre poste, sans impact sur leur contrat de travail, ni leur classification », précise-t-elle. Deux autres réunions sont prévues le 18 octobre et en novembre.

« Total met tout en œuvre pour que ce mouvement n’ait pas d’impact sur l’approvisionnement de ses clients de la région lyonnaise », selon le communiqué.