Tout un train de projets à financer

Frédéric Crouzet - ©2008 20 minutes

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Des TER à grande vitesse capables de relier Lyon à Grenoble en 45 minutes, où Genève à Marseille en deux heures. Une traversée ferroviaire de Lyon en souterrain entre Saint-Paul et la Part-Dieu. Une carte de transport unique pour se déplacer dans toute la région. Davantage de voiture en autopartage, de vélos électriques... Toutes ces innovations ne sont pas de la science-fiction. Elles font partie des projets ou des pistes de réflexion du « schéma régional des services de transports », rendu public hier par la région. Cet épais document, élaboré depuis 2006, fixe les principales orientations jusqu'à 2030 pour éviter l'engorgement des transports, limiter la pollution et l'étalement urbain.

Ainsi, selon la région et la SNCF, le trafic des passagers sur le réseau TER devrait être multiplié par quatre d'ici à 2030. « Nous avons tablé sur une hausse du trafic de 5 à 6 % par an. Elle est actuellement plus élevée », souligne Bernard Soulage, vice-président (PS) de la région chargé des Transports. Pour tenir les objectifs de ce schéma, qui prévoit un réseau « intercités » rapide entre les villes de la région et le « RER à la lyonnaise », les dépenses sont colossales. Plus de 400 millions d'euros par an en frais de fonctionnement, et 200 millions en investissement, dont la moitié pour le ferroviaire. « Ce schéma n'est pas tenable s'il n'y a pas de modification radicale du système de financements des transports en France », prévient Bernard Soulage, qui espère pouvoir bénéficier à l'avenir d'une partie du versement transport des entreprises.