Les dossiers chauds de septembre

Frédéric Crouzet - ©2008 20 minutes

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· Copie à revoir pour l'OL Land

L'Olympique Lyonnais et le Grand Lyon doivent remettre sur les rails le projet de Grand stade à Décines. Le 11 juillet, le commissaire enquêteur a donné un avis négatif quant à la révision du plan local d'urbanisme de Décines en raison de problèmes d'accessibilité à cette enceinte de 60 000 places. Et des importants financements publics pour cet équipement privé. La Commission des partenaires (regroupant Grand Lyon, OL, Sytral, Etat et CCI) doit se réunir à la rentrée pour rectifier le tir. Un autre site que le Montout, où les riverains se mobilisent contre l'OL Land, sera-t-il étudié ? Le club rhodanien et le Grand Lyon assurent pour l'instant que le choix de Décines n'est pas remis en cause. Reste que l'OL Land rêvé par Jean-Michel Aulas prend du retard. Prévu initialement pour 2010, ce complexe sportif et commercial ne devrait pas ouvrir avant 2012.

· Vendanges amères

en Beaujolais

Touché par la crise viticole, affecté par la maladie du mildiou, le vignoble du Beaujolais se prépare à un millésime 2008 difficile. La grêle qui s'est abattue début août au nord de la région a détruit une partie de la récolte de nombreuses exploitations. Ces vendanges moroses doivent débuter aux alentours du 10 septembre, un mois avant le procès d'une soixantaine de viticulteurs accusés d'avoir ajouté du sucre dans la fabrication du vin. Seul motif de soulagement : le cours du vin devrait grimper en raison d'une production en baisse.

· L'A 45 cherche une sortie

L'autoroute A 45 avance, mais du chemin reste à faire. Le projet de liaison entre Lyon et Saint-Etienne a été déclaré d'utilité publique le 16 juillet par l'Etat. Il s'agit maintenant de trouver les financements de ce tronçon à péage qui devrait coûter plus d'un milliard d'euros. Une facture que ne souhaitent pas régler les collectivités locales. Le Grand Lyon demande par ailleurs à l'Etat d'étudier un débouché de l'A 45 à l'est de l'agglomération afin de ne pas saturer l'Ouest lyonnais, déjà engorgé. Les écologistes et les élus de l'Ouest déplorent cette décision « contraire au Grenelle de l'environnement ». Ils préparent des recours et des manifestations.

· Sprint final pour Lyon 2013

Le mois de septembre sera décisif pour la ville de Lyon, finaliste face à Marseille, Toulouse et Bordeaux dans la course au titre de capitale européenne de la Culture en 2013. Le 4 septembre, le maire de Lyon Gérard Collomb (PS) accueillera une partie du jury international pour une découverte de l'agglomération. Une visite de quelques grands chantiers du Grand Lyon, une rencontre avec des artistes, puis un passage au musée des Beaux-Arts (1er) et aux ateliers Frappaz (Villeurbanne) seraient notamment prévus. Le 16 septembre, la mairie défendra à Paris sa candidature devant le jury, qui doit officiellement désigner la ville lauréate d'ici à la fin de l'année.

· Gare au stationnement gênant

La fourrière automobile de Lyon, au ralenti depuis mars à la suite d'un imbroglio dans la gestion de ce service municipal, reprend sa vitesse de croisière. Entre 60 et 80 véhicules par jour seront enlevés dès septembre, contre 10 seulement ces cinq derniers mois, par le nouveau prestataire de la fourrière, la société Enlèvement sur demande (ESD). Il faudra désormais débourser 126 euros (contre 107 auparavant) et 10 euros par jour de frais de garde pour récupérer son véhicule à la fourrière, désormais basée 76, avenue Tony-Garnier (7e).

· Le logement étudiant en crise

Malgré l'augmentation de l'offre de logements en cité U et sur le marché locatif privé, la rentrée risque d'être difficile pour les étudiants de l'agglomération. Une demande sur trois seulement est aujourd'hui pourvue alors que les effectifs étudiants, en hausse de 5 % en 2007, devraient à nouveau augmenter cette année. Pour aider les jeunes dans leur quête, l'espace multiservice les accueille du 8 au 26 septembre au Crous Madeleine, 360, rue Garibaldi (7e).

· Lyon-II change de président

La rentrée sera-t-elle synonyme de retour à la sérénité à l'université Lyon-II ? C'est en tout cas le premier chantier auquel devra s'atteler le nou­veau président Olivier Christin, 47 ans, élu le 11 juillet par le con­seil d'ad­ministration (CA). Ce professeur d'histoire moderne succède à Claude Journès, très contesté depuis la fin 2007 pour avoir fait intervenir la police lors des manifestations contre la loi Pécresse relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU). Ce dernier, ne réussissant plus à obtenir de majorité au sein du CA, avait décidé en juin de céder sa place.