Grand débat national: En Saône-et-Loire, Emmanuel Macron veut remettre le sujet de la jeunesse sur la table

DISCUSSIONS Les discussions porteront sur leurs études et leur entrée sur le marché du travail, mais aussi sur leurs attentes pour l’avenir du pays, l'environnement et la politique...

20 Minutes avec AFP

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Emmanuel Macron à Evry-Courcouronnes, le 4 février 2019.
Emmanuel Macron à Evry-Courcouronnes, le 4 février 2019. — SIPA

Jusqu’à présent, le grand débat national est passé à côté des problèmes de la jeunesse. Pour remettre le sujet au cœur des discussions, Emmanuel Macron rencontre ce jeudi en Bourgogne un millier de jeunes pour discuter études, emploi et citoyenneté.

C’est dans le gymnase de la petite commune d’Etang-sur-Arroux (Saône-et-Loire) que le chef de l’Etat a rendez-vous à 15 heures avec ces jeunes de 15 à 25 ans qui sont lycéens, étudiants, apprentis ou volontaires du service civique. Soit, selon l’Elysée, « un échantillon assez large et représentatif des jeunes » du Morvan, une région de basse montagne essentiellement rurale située à l’ouest de Dijon.

En savoir plus sur la vie des jeunes

Co-animé par les ministres de l’Education Jean-Michel Blanquer et du Travail Muriel Pénicaud, le débat doit porter sur leurs études et leur entrée sur le marché du travail, mais aussi sur leurs attentes pour l’avenir du pays, l’environnement ou l’engagement politique. Comme lors des cinq débats auxquels il a déjà participé depuis le 15 janvier, Emmanuel Macron sera placé au centre de l’agora et répondra aux questions, parfois très directes, des intervenants. Des échanges qui peuvent s’éterniser plus de six heures, comme cela a été le cas dans l’Eure, le Lot ou encore lundi en banlieue parisienne. « Bien sûr, la parole est libre et si durant le débat des sujets émergent, le micro sera donné », a souligné l’Elysée.

Le gouvernement cherche à tout prix à intéresser les jeunes au grand débat, qui mobilise jusqu’à présent surtout les séniors. « Ça va poser un problème s’il n’y a pas (cette) tranche d’âge qui s’exprime », a ainsi reconnu le Premier ministre Edouard Philippe la semaine dernière.

Un déjeuner avec de jeunes « décrocheurs »

Avant le débat, Emmanuel Macron visitera l’Epide (Etablissement pour l’insertion dans l’emploi) d’Etang-sur-Arroux, le plus petit de France puisqu’il accueille une trentaine de jeunes « décrocheurs » de 18 à 25 ans. Il s’entretiendra avec eux au cours du déjeuner. A une trentaine de kilomètres de là, à Autun, le chef de l’Etat débutera sa journée par une rencontre avec Marie-Guite Dufay (PS), la présidente de la région Bourgogne-Franche-Comté, puis une réunion avec des maires du département.

Des « gilets jaunes » seront présents. Une délégation de dix personnes, « officialisée par la préfecture », a été désignée et espère rencontrer le président. « Nul ne sait si elle pourra effectivement le faire », indique Pierre-Gaël Laveder, « gilet jaune » de Montceau-les-Mines. En se mobilisant, ils entendent « montrer que le mouvement continue jusqu’au résultat du dialogue national et que malgré la flambée des arrêtés préfectoraux et la loi anticasseurs, les gilets jaunes ne cesseront pas de se rassembler », a-t-il ajouté.