Valence: Un détenu agresse deux surveillants avec du liquide brûlant et une lame de rasoir

PRISON Le détenu a été placé en quartier sécurisé avant de passer devant une commission de discipline...

20 Minutes avec AFP

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La prison de Valence, dans la Drome (image d'illustration).
La prison de Valence, dans la Drome (image d'illustration). — PHILIPPE DESMAZES / AFP

Deux surveillants ont été agressés mardi par un détenu du centre pénitentiaire de Valence. L’un d’eux a été touché par un liquide chaud, qui serait de « l’huile bouillante » selon le syndicat UFAP-Unsa.

A 10h30 mardi, un détenu a projeté en direction d’un surveillant d’étage un liquide chaud contenu dans une casserole, reçu par ce dernier au niveau du ventre, avant de frapper un autre gardien. Selon l’UFAP-Unsa, il s’agissait d'« huile bouillante », une information qui n’est pourtant « pas établie » selon la Direction de l’administration pénitentiaire (DAP), qui évoque également la possibilité que ce soit de l’eau chaude ou d’un mélange d’eau et d’huile. « Le détenu avait prémédité ses actes avec la préparation de la casserole d’huile bouillante et s’était mis plusieurs couches de vêtements afin de se protéger lui-même », a affirmé le syndicat dans un communiqué.

Ni radicalisé, ni « particulièrement signalé »

Toujours de source syndicale, le prisonnier aurait entaillé la main du surveillant avec une lame de rasoir tandis que le second gardien aurait reçu « plusieurs coups de poing et de pied ». Un récit là encore minimisé par la DAP, qui réfute l’utilisation d’une lame de rasoir et parle d’un seul coup de poing sur la tempe.

Les deux surveillants ont été transportés au centre hospitalier de Valence et l’agresseur a été placé en prévention au quartier disciplinaire, en attente de la tenue de la commission de discipline qui statuera sur la suite à donner. Le parquet a été avisé de l’incident. Le prisonnier n’est ni radicalisé ni particulièrement signalé, selon la DAP, qui précise que « la veille, le détenu était tendu car il contestait les conditions d’accès à la laverie pour laver son linge ».

L’UFAP-Unsa, de son côté, « dénonce et condamne ce genre d’actes ignobles qui sont de plus en plus fréquents dans notre établissement ». Le syndicat « exige le transfert de ce détenu dans un établissement adapté, puisque à Valence notre infrastructure ne permet pas de gérer ce genre d’individu ultra-dangereux ».