Un wagon de protestations

Frédéric Crouzet - ©2008 20 minutes

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Les élus du sud-est lyonnais se mobilisent de nouveau contre le projet de contournement ferroviaire de Lyon, et vont former, dimanche, avec les habitants, une chaîne humaine, de Saint-Pierre-de-Chandieu à Ternay. Les collectifs Fracture et Parfer protestent contre la décision du préfet d'examiner sept tracés possibles pour la partie sud de la future autoroute ferroviaire, réservée au fret, parmi lesquels un passage des trains de marchandise dans la vallée de l'Ozon. Or en 2007, Dominique Perben (UMP) alors ministre des Transports, avait demandé à Réseau ferré de France d'éviter cette vallée urbanisée et de travailler sur un tracé longeant l'actuelle voie TGV. « Nous avons été roulés dans la farine. C'est une vaste mascarade », déplore Paul Serres, maire PS de Mions. « Faire passer 300 trains par jour dans un secteur urbanisé de 300 000 habitants, on repart sur la même erreur que Fourvière. » Et les élus locaux sont persuadés que RFF et l'Etat ont fait leur choix en fonction des coûts. « Selon eux, longer la ligne à grande vitesse coûterait deux fois plus cher que de passer par la vallée de l'Ozon », explique Raymond Durand, député-maire de Communay (Nouveau Centre) et président du collectif d'élus Parfer. « Mais les études de RFF sont biaisées. Le contournement doit passer là où il y a le moins d'habitants », estime Thierry Kovacs, élu UMP de Vienne (Isère). Les élus ont demandé à être reçus par le ministre des Transports, Dominique Bussereau. Sans obtenir de réponse.