VIDEO. «Gilets jaunes»: Emmanuel Macron en visite à la préfecture incendiée du Puy-en-Velay

VIOLENCES Des personnes avaient lancé, samedi, des objets enflammés de type cocktail Molotov déclenchant des feux dans la préfecture...

20 Minutes avec AFP

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Des gilets jaunes au Puy-en-Velay, le 17 novembre, premier jour des manifestations.
Des gilets jaunes au Puy-en-Velay, le 17 novembre, premier jour des manifestations. — Thierry Zoccolan / AFP

Le président Emmanuel Macron s’est rendu ce mardi après-midi la préfecture du Puy-en-Velay, incendiée samedi après un rassemblement de « gilets jaunes », a annoncé l’Élysée. Le président a été hué et insulté sur place, selon des observateurs.

Aucune image n’a filtré de ce déplacement, mais le chef de l’Etat s’est rendu sur place « pour témoigner personnellement et directement de son respect et de son soutien aux agents après l’incendie d’une partie des locaux préfectoraux », a indiqué son entourage. Des personnes avaient usé, samedi, de projectiles enflammés de type cocktail Molotov déclenchant des feux dans la préfecture et dans d’autres locaux administratifs voisins, empêchant dans un premier temps les camions de pompiers d’arriver sur les lieux.

Une centaine d’agents de la préfecture étaient présents

Selon l’Élysée, le chef de l’État s’est adressé à « la centaine d’agents présents […] en leur disant partager leur tristesse mais en leur demandant de la transformer en fierté : fierté d’être au service des Français et de l’intérêt général, et d’avoir fait preuve samedi d’un courage sans faille ».

Selon un journaliste local contacté par l’AFP et une séquence vidéo du journal Le Progrès, Emmanuel Macron a été hué et insulté par une vingtaine de manifestants à sa sortie de la préfecture.

Le déplacement du président n’avait pas été annoncé, tout comme celui effectué dans une caserne de CRS lundi à Paris. Il intervient alors que le Premier ministre, Edouard Philippe, a annoncé ce mardi la suspension de plusieurs mesures fiscales pour « ramener l’apaisement » dans la crise de plus en plus aigüe des « gilets jaunes », mais sans convaincre ni l’opposition, ni les protestataires.