Lyon: Une pétition pour contrer le projet d'aménagement des abords de l'église Saint-Nizier

URBANISME Deux associations locales dénoncent le projet de la Métropole qui prévoit de faire passer davantage de véhicules devant l'édifice...

Caroline Girardon

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L'église Saint-Nizier à Lyon.
L'église Saint-Nizier à Lyon. — X. Villa / Sipa
  • Deux associations locales dénoncent le projet de la Métropole de Lyon qui prévoit de faire passer davantage de véhicules devant l'église Saint-Nizier.
  • Elles militent pour la création d'un parvis semi-circulaire qui éloignerait les voitures et les camions de livraison. 
  • Une pétition a été lancée.

Un projet qu’ils qualifient tout simplement de « mauvais ». Le CIL, centre Presqu’île et les Amis de l'église Saint-Nizier de Lyon sont partis en guerre il y a quelques mois contre le projet d’aménagement des abords de l’édifice, piloté par la Métropole et décidé dans le cadre de la réalisation « des terrasses de la presqu'île » le long des rives de Saône.

Dénonçant « l’impossibilité d’avoir un dialogue constructif », ils ont fini par lancer une pétition ayant déjà recueilli plus de 3.500 signatures sur le site change.org et dans la rue. Eux militent pour la réalisation d’un parvis semi-circulaire devant l’entrée de l’église. La Métropole elle, préfère de réaliser un carrefour devant le porche de l’édifice religieux.

Des camions de livraison qui tourneront devant l’église

« Les voitures qui viennent des rues Paul Chenavard et de la Fromagerie tourneront directement devant l’église pour rejoindre la Saône. Ce qui n’est pas possible aujourd’hui. Le carrefour est à seulement six mètres du porche », s’inquiète Bernard Colombaud, le président du CIL. Et d’ajouter : « Cela sera également le cas pour les camions de livraison qui enverront, lorsqu’ils démarreront, un bon coup de fumée vers le porche. Sans parler des visiteurs qui seront obligés de se mettre de l’autre côté de la rue pour observer la façade du bâtiment. »

Selon les deux associations, la réalisation d’un parvis permettrait au contraire de « ralentir la circulation », d’éloigner les véhicules et d’apporter plus de sécurité aux piétons. « Quand on explique aux passants qu’il va y avoir un carrefour ici, ils signent directement la pétition. Pour eux, c’est tout simplement aberrant », poursuit Bernard Colombaud.

Des travaux avancés à l’an prochain

« Notre projet coûterait sensiblement moins cher que les fonds qui vont être engagés pour faire cette bêtise », plaide à son tour Gilles de Romet, vice-président du CIL. Et d’ajouter : « La question est désormais de savoir pourquoi cet entêtement devant une telle absurdité. Il y a 18 mois ce projet était au stade embryonnaire. Les travaux étaient prévus pour 2023 mais on a appris au mois de septembre qu’ils commenceraient en 2019. On devine pourquoi… Les élections approchent. »

Les riverains pour lesquels « l’urgence n’est pas justifiée », demandent à être concertés avant que la décision ne soit définitivement entérinée. Les associations ont contacté l’architecte des Bâtiments de France pour faire ralentir le projet de la Métropole. Ce dernier leur aurait certifié que le permis d’aménagement n’aurait pas encore été délivré. Elles ont aussi écrit à la Mission Patrimoine de Stéphane Bern. « Il n’y aura rien d’irréversible », conclut Bertrand Colombaud.