Lyon: L'expérimentation de la publicité sur les trottoirs est terminée

SUR-CONSOMMATION Ce dispositif entendait tester les publicités éphémères sur les trottoirs, jusque-là interdites par les Codes de la route et de l’environnement…

20 Minutes avec AFP

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Le collectif Plein la vue a recouvert certains panneaux à Lyon pour interpeller sur la nécessité de limiter l'affichage publicitaire dans les rues de Lyon.
Le collectif Plein la vue a recouvert certains panneaux à Lyon pour interpeller sur la nécessité de limiter l'affichage publicitaire dans les rues de Lyon. — Plein la vue

Une victoire pour les associations. Prévue initialement pour dix-huit mois, l’expérimentation controversée de la publicité sur les trottoirs à Lyon a été suspendue, ce vendredi, par un arrêté publié au Journal officiel.

« Il s’agit d’une décision de bon sens, positive pour tous les habitants de la Métropole de Lyon », se félicite le collectif « Plein la vue », qui estime que la publicité pousse à la « sur-consommation » et à la « sur-exploitation des ressources planétaires ». Lancée par le gouvernement en décembre 2017 dans les villes de Lyon, Bordeaux et Nantes, l’expérimentation devait initialement durer 18 mois par le gouvernement. Ce dispositif entendait tester les publicités éphémères sur les trottoirs, jusque-là interdites par les Codes de la route et de l’environnement.

La concertation n’avait pas été « suffisante avec les agglomérations concernées »

Si les municipalités de Bordeaux et Nantes s’y étaient opposées, Lyon, qui avait par le passé déjà commandé des marquages éphémères pour des événements particuliers, avait lancé une concertation impliquant « l’ensemble des communes de l’agglomération ». Un décret gouvernemental avait suspendu dès janvier l’expérimentation à Bordeaux et Nantes, Matignon concédant que la concertation n’avait pas été « suffisante avec les agglomérations concernées ».

Selon la métropole de Lyon, « l’entreprise qui propose ces publicités n’a respecté aucune des conditions, notamment en termes de demande d’autorisation à la ville ou d’emplacement, précisées dans le décret ». Après un premier courrier d’alerte en mars au ministère de l’Economie, la ville de Lyon et la métropole ont adressé une deuxième lettre en juillet « pour demander l’arrêt de l’expérimentation », a-t-on ajouté.

Des marquages à la craie biodégradable

La start-up lyonnaise Biodegr’AD, spécialisée dans ces marquages à la craie biodégradable qui s’estompent en 15 jours, a assuré que les opérations qu’elle a menées pour ses clients, parmi lesquels figurent notamment des collectivités et des bailleurs de l’agglomération lyonnaise, ont répondu « au strict respect » des « obligations liées au décret et à l’expérimentation ».

En janvier, peu avant la fin de l’expérimentation à Bordeaux et Nantes, l’entreprise s’était dite navrée « de voir l’expérimentation d’un support doux, subtil, monochrome, écologique, biodégradable, de proximité et à faible coût environnemental déchaîner les passions tandis que perdure l’utilisation massive de flyers, affiches et autres médias tous plus énergivores les uns que les autres ».