Les zèbres du zoo décimés

Elisa Frisullo

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Leur enclos sur la plaine africaine sera bientôt désert. Depuis octobre et en l'espace de trois mois, quatre des cinq zèbres du parc de la Tête d'or (6e) sont morts, foudroyés par une myopathie atypique.


«C'est le premier zoo français à être touché par cette pathologie, sans danger pour l'homme, qui a débarqué en 2006 en France et en Rhône-Alpes dans les élevages de chevaux», explique Eric Plouzeau, directeur et vétérinaire du site, qui qualifie ces morts d'«impressionnantes». «C'est comme s'ils avaient été piqués par un serpent vénéneux», ajoute-t-il pour décrire le décès, en douze heures à peine, des zèbres de Grévy, arrivés à Lyon en 2006 lors de l'ouverture de la plaine africaine.

Ces animaux, menacés d'extinction, sont tous morts de l'attaque par la maladie de leurs cellules musculaires et de leurs reins. «Pour le premier cas, je n'ai rien pu faire. J'ai euthanasié les autres que je savais condamnés au bout de sept heures, pour leur éviter de souffrir», précise Eric Plouzeau.

Le miraculé sera prochainement transféré au zoo de Cologne (Allemagne), où aucun cas n'a été recensé. Quant aux autres animaux du site, aucun n'a été frappé par la pathologie, sur laquelle planchent les vétérinaires de l'école de Marcy-l'Etoile. Mais des précautions ont tout de même été prises pour protéger les poneys et chevaux qui sillonnent les allées du parc. «Les précautions sont difficiles à prendre tant qu'on ne sait pas exactement par quoi ils ont été contaminés», conclut Eric Plouzeau.

extinction
Les zèbres étaient accueillis dans le cadre d’un programme européen d’élevage d’espèces menacées. Le zèbre encore en vie présente un patrimoine génétique rare.