Succès successifs pour Collomb

Dalya Daoud - ©2008 20 minutes

— 

Des élections en chaîne et sans surprise. Après avoir été réélu maire (PS) de la ville le 21 mars, Gérard Collomb a retrouvé sa présidence au Grand Lyon vendredi, lors de l'installation du nouveau conseil communautaire. Unique candidat à sa succession, il a été largement plébiscité, avec 117 voix sur 155, alors qu'un vote est allé au maire PS du 3e arrondissement, Thierry Philip, dans le but, sans doute, de faire s'esclaffer l'hémicycle. Une fois la boutade consommée, Gérard Collomb a réaffirmé sa volonté d'ouvrir son exécutif, déclarant que « nul n'en était a priori exclu ». Les attributions des vice-présidences au Grand-Lyon, qui ne seront votées que vendredi, pourraient donc créer des surprises, si les élus de droite répondent à son appel du pied.

Dans les prochains jours, les 155 conseillers doivent se constituer en groupes politiques. Celui du PS compte d'ores et déjà cinquante conseillers, et la gauche dans son ensemble devrait atteindre 86 élus. A droite, le sénateur-maire UMP d'Oullins, François-Noël Buffet, tente de rassembler les troupes au sein d'un groupe d'opposition baptisé « Union et renouveau du Grand Lyon ». « Personne ne se reniera. Je souhaite que nous continuions à coopérer », a assuré Gérard Collomb, satisfait des « opérations emblématiques » du précédent mandat, telles que les berges du Rhône. Le réseau express de l'agglomération lyonnaise (Real) et le tronçon ouest du périphérique (TOP) feront partie des principaux chantiers à mener à bien par le Grand Lyon, dont le budget s'élève à 1,6 milliard d'euros.