Lyon et Saint-Etienne, partenaires particuliers

D. D. - ©2008 20 minutes

— 

Mieux qu'une relation de bon voisinage, Lyon et Saint-Etienne souhaitent une collaboration « productive ». Avant même d'être réélu président de la communauté urbaine, Gérard Collomb a reçu vendredi matin au Grand Lyon (3e) Maurice Vincent, nouveau maire PS de Saint-Etienne et président de la métropole stéphanoise. « Les deux agglomérations ont beaucoup à faire ensemble durant ce mandat », ont-ils annoncé, leur appartenance au même parti politique « avantageant » l'élaboration de chantiers en commun. A commencer par celui de l'autoroute A 45 entre Lyon et Saint-Etienne. « Son achèvement est prévu pour 2015 et je souhaite que ce délai soit respecté », a déclaré Gérard Collomb.

Pour le maire de Lyon, le premier mandat a servi de tremplin, et le « deuxième défi est de structurer un territoire qui va de Saint-Etienne Métropole au Nord Isère, et de Villefranche à Vienne, comprenant les villes voisines de l'Ain ». Mais ce dernier envisage déjà un vaste réseau métropolitain « visible depuis l'Asie », le maire de Saint-Etienne a quelque peu temporisé son enthousiasme. « L'organisa-tion économique de ma ville reste à construire car le développement de la région s'est fait à l'ouest, et Saint-Etienne doit maintenant s'y arrimer », a-t-il prévenu. Avant d'ajouter que la métropole stéphanoise présentait toutefois de nombreux « atouts culturels ». Gérard Collomb a d'ailleurs rappelé que la candidature de Lyon au titre de capitale européenne de la culture en 2013 « intégrera bien sûr Saint-Etienne », également postulante, mais évincée au premier tour de la course.

Autre enjeu de taille, la collaboration entre les universités lyonnaises et stéphanoises revêt une importance particulière pour Maurice Vincent, président de la faculté Jean-Monnet jusqu'en 2002. « La métropolisation est un phénomène structurel qu'il faut maîtriser », a conclu ce dernier. « Afin d'éviter de reproduire l'exemple de l'Ile-de-France », a ajouté Gérard Collomb.