Les murs peints font grise mine

Elisa Frisullo - ©2008 20 minutes

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Le musée urbain Tony-Garnier (MUTG) au bord de l'asphyxie. En difficulté depuis plusieurs années, l'association de gestion des murs peints du quartier des Etats-Unis (8e) risque de mettre la clé sous la porte avant la fin de l'année. En cause, le déficit accumulé par l'association pour rémunérer ses cinq employés, que les 105 000 euros de subventions annuelles accordées par la ville de Lyon, la région Rhône-Alpes et l'Opac du Rhône ne suffisent pas à combler. « Il nous faudrait 50 000 euros de plus. La ville ambitionne de devenir la capitale de la culture en 2013. Qu'elle se donne alors les moyens de faire vivre ses structures culturelles », explique, « pessimiste » Eddy Gilles-Di Pierno, trésorier de l'association. Selon lui, le MUTG sera mis en cessation de paiement en septembre, si aucune institution ne vient d'ici là ajouter des fonds. Une situation qui compromet fortement les chances de pouvoir conserver les cinq postes du musée.

Jeudi soir cependant, lors de leur assemblée générale, les membres de l'association, « refusant d'être les fossoyeurs du musée » n'ont pas procédé aux licenciements. « Que les élus prennent leur responsabilité », tempête l'association. La ville de Lyon a indiqué « ne pas comprendre la situation du musée », auquel elle a accordé 11 000 euros en 2008 en complément de sa subvention annuelle de 64 000 euros. Et pour améliorer la trésorerie du musée, l'organisation des visites payantes du stade de Gerland (7e) a été confiée à l'association. Une réunion avec l'adjoint à la Culture de la ville de Lyon Georges Képénékian est prévue le 5 mai.