Indigo va déployer progressivement 1.000 vélos en libre-service et sans borne sur une partie de Lyon et Villeurbanne à compter du lundi 12 mars.
Indigo va déployer progressivement 1.000 vélos en libre-service et sans borne sur une partie de Lyon et Villeurbanne à compter du lundi 12 mars. — C. Girardon / 20 Minutes

VÉLOS EN LIBRE SERVICE

Lyon: Pourquoi Indigo est persuadé de réussir là où Gobee.Bike s'est planté

Après l'échec de Gobee.bike, Indigo tente le pari de développer à Lyon dès lundi, une nouvelle flotte de vélos partagés en libre service et sans station...

  • Après l’échec de Gobee.bike, Indigo tente le pari de développer à Lyon dès lundi, une nouvelle flotte de vélos partagés en libre-service et sans station.
  • Les responsables disent avoir appris des erreurs de leurs prédécesseurs.
  • Le règlement sera plus strict pour les utilisateurs.

L'échec de Gobee.bike a été retentissant. Mais trois semaines après l’abandon de la société hongkongaise, qui a retiré sa flotte de vélos en libre-service sans borne dans les rues de Lyon en raison du vandalisme, la société Indigo tente le pari (osé) de s’implanter durablement entre Rhône et Saône dès ce lundi après-midi. Mille vélos seront déployés progressivement dans les deux semaines à venir. Histoire que « la ville puisse les absorber petit à petit » et qu’elle ne « soit pas noyée d’un coup ».

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Pour Jean Gadrat, le directeur du développement nouvelles mobilités, l’idée n’est pas si saugrenue. Elle est même mûrement réfléchie. Et c’est ce qui pourrait faire la différence avec son prédécesseur. L’homme affirme que tout a été pensé pour ne pas « refaire les mêmes erreurs ». Et de s’appuyer sur l’exemple des villes de Tours, Bordeaux et Metz qui bénéficient déjà du service. « A l’heure actuellement, seulement 4 % de nos vélos sont endommagés ou perdus », assure-t-il.

Interdits de se garer sur les trottoirs ou les places publiques

L’essentiel est de « faire attention au stationnement » et de « respecter deux règles ». Les bicyclettes sont disponibles dans un périmètre de zones vertes, et doivent être garées près d’arceaux prévus à cet effet. « On n’aura pas le droit de poser son vélo n’importe où, à savoir sur les trottoirs ou sur les places publiques, les marchés, les parcs et les cimetières », prévient Jean Gadrat. Un choix qui a été fait en concertation avec les collectivités locales.

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S’il ne respecte pas les consignes, l’utilisateur sera automatiquement prévenu par mail ou par notification. « Les récidivistes seront black-listés. Au bout du quatrième avertissement, ils seront sortis du système… au moins quelques mois », expose-t-il. Mais pas question d’appliquer pour autant des pénalités. « De toute façon, on sait qui aura emprunté le vélo », poursuit l’homme qui incite les futurs utilisateurs à signaler le moindre problème détecté. « Cela nous permet d’intervenir très rapidement et de réparer au plus vite le vélo. Sinon, c’est la spirale infernale et la perte de contrôle du parc. »

Un système de bonus/Malus

« On a mis au point pour cela un système de gaming participatif, basé sur des points de bonus et de malus. Ce qui permettra de sensibiliser les Lyonnais au bon usage du service. Ils pourront cumuler des points à échanger contre des cadeaux ou des coupons s’ils signalent un vélo mal garé, endommagé ou s’ils se garent dans la bonne zone. Et inversement », enchaîne-t-il.

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Comme pour Gobee. bike, les utilisateurs devront au préalable télécharger et s’inscrire sur l’application Indigo Weel. Le cadenas du vélo sera ensuite débloqué en scannant un QR Code. Un système qui n’a pas fait ses preuves puisque plusieurs petits malins avaient précédemment trouvé le moyen de casser les rayons des roues pour débloquer les cadenas et se servir ainsi gratuitement des bicyclettes en libre-service.

« On sait que c’est le point faible. Mais avant d’être mis sur le marché, le vélo a été repensé et testé plusieurs fois pour éviter ce genre de dérives », répond Jean Gadrat, précisant qu’il est prévu ensuite de déployer des modèles avec des roues en aluminium. Et de conclure : « Nous sommes convaincus que si nous apportons des vélos soignés, placés au bon endroit, ils vont être rapidement intégrés ».

 

Les coûts de fonctionnement :

Quelle que soit la formule, l’autorisation de prélèvement a été fixée à 240 euros.

Le tarif pour la location d’un vélo Indigo weel sans abonnement est de 0,50 euro pour 30 minutes (avec une caution spéciale de 5 euros). Le tarif journalier de 24h sera quant à lui de 5 euros.
Les abonnements se déclinent ensuite selon trois formules : 79 euros à l’année, 59 euros pour 6 mois et 15 euros pour un mois.