Les cafés-concerts se font entendre

Dalya Daoud - ©2008 20 minutes

— 

« Lyon ne peut pas devenir capitale européenne de la culture sans une tolérance accrue pour les lieux du centre-ville. » Le collectif Rupture 2013, ainsi baptisé en référence à Lyon 2013, le projet de candidature de la ville au titre européen, compte se faire entendre auprès de la nouvelle équipe municipale. Rassemblant la plupart des petites scènes lyonnaises et les musiciens programmés dans ces lieux, le collectif a rencontré hier Jean-Pierre Bouchard, chargé de la mission musique à la mairie.

Pour Frédéric Bres, tenancier du Citron, un café-concert du 5e, la position de la ville « ne peut plus être schizophrène, comme cela a été le cas pour le Bistroy » (1er). D'un côté soutenue par la délégation culturelle, et de l'autre accablée par le service municipal de l'écologie urbaine, la salle avait été condamnée à des amendes pour nuisances sonores, en même temps qu'elle recevait une subvention municipale. « Nous sommes dans une situation d'urgence économique », affirme Frédéric Bres, qui attend la « création d'un secteur "petits lieux" au sein du service culturel, avec un budget dédié à leur pérennisation ». « C'est un projet qu'avait validé Patrice Béghain. J'espère qu'il sera repris par son successeur », confiait hier Jean-Pierre Bouchard. Annonçant déjà l'un des premiers dossiers que trouveront sur leurs bureaux les futurs adjoints du maire, Georges Kepenekian (sans étiquette) à la culture, et Mireille Roy (PC) à l'écologie urbaine.