« Dans l'académie, 368 postes supprimés »

Dalya Daoud - ©2008 20 minutes

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Plus de 650 enseignants, lycéens et étudiants, ont traversé la ville hier, de la place Guichard (3e) jusqu'au rectorat de Lyon (7e). Et le cortège s'est étendu aussi longuement que la liste des revendications. « Revalorisation des salaires et pas de suppression de postes », ont réclamé les profs, marchant sur les rails du tram rue de Marseille. « Pas de suppression de filières », ont entonné les lycéens, rejoints par des étudiants. « Je veux être prof, mais sans poste, ça va être difficile », s'inquiète Mathieu, étudiant à Lyon-III. « On n'a pas de cours d'anglais depuis cinq semaines, à trois mois du bac ! » s'est insurgée Edina, en terminale STG au lycée Juliette Récamier (2e).

Selon les chiffres du rectorat, environ un tiers des enseignants du secondaire étaient en grève hier, et un sur deux selon les syndicats. En ligne de mire, les économies budgétaires préconisées par le rapport Pochard. « 368 postes vont être supprimés dans l'académie de Lyon », annonce Jean-Louis Perez, prof de philo et responsable syndical. Denis Catel, professeur de comptabilité au lycée professionnel Orsel, à Oullins, protestait, lui, contre « un bac pro au rabais, qui passe de quatre à trois ans, et la suppression des BEP ».

Une délégation de syndicats a été reçue hier par Roland Debbasch, recteur de l'académie de Lyon. « Il propose des petites solutions d'urgence au niveau local, indiquait à la sortie Jean-Louis Perez. Mais le malaise est structurel, c'est la colère en salle des profs. »