Elections tactiques au conseil général

Frédéric Crouzet - ©2008 20 minutes

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Une élection peut en cacher une autre. Dimanche, une partie des électeurs sont également appelés aux urnes pour désigner leur conseiller général. Dans le Rhône, 27 des 54 cantons qui composent l'assemblée départementale vont élire leur représentant (dont six à Lyon). Lors de cette élection à deux tours va se sceller l'avenir politique de Michel Mercier, président UDF-MoDem du conseil général depuis 1990. Il dirige actuellement l'assemblée grâce à un groupe de vingt élus centristes et l'appui de onze UMP. Problème : de nombreux cantons UDF vont réélire leur conseiller dimanche et l'UMP est bien décidée à conquérir quelques postes. De nombreux élus de droite n'ont pas apprécié que les conseillers généraux centristes ne se rangent pas derrière Nicolas Sarkozy en 2007.

Le 20 mars, lors de l'élection du président du département, il pourrait y avoir plus d'élus UMP que d'UDF dans les travées du cours de la Liberté (Lyon 3e). Michel Mercier perdra-t-il son fauteuil au profit de son vice-président UMP Dominique Perben, en mauvaise posture aux municipales à Lyon ? Pas sûr. Car Bernard Rivalta, patron du groupe PS (vingt élus), laisse entendre qu'il pourrait soutenir Michel Mercier, avec qui il entretient de bonnes relations, pour éviter que l'assemblée soit dirigée par l'UMP. Et par la même occasion s'assurer le soutien de Mercier en vue de sa réélection à la présidence du Sytral, l'autorité organisatrice des transports. Les calculs politiciens peuvent en cacher d'autres...