Interruption des ondes à la source

Dalya Daoud - ©2008 20 minutes

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Deux antennes-relais démontées dans les prochains jours. Les parents d'élèves ont obtenu gain de cause auprès de la municipalité, qui a fait mesurer mardi dernier les ondes émises à partir des toits de plusieurs écoles lyonnaises. Une opération attendue depuis plusieurs années. « Les échanges avec la mairie centrale ont démarré en 2002, quand des parents ont appris la présence d'une station relais de téléphonie mobile sur le toit de l'école primaire Victor-Hugo (1er) », rappelle un père, Bernard Cosyns, dans un communiqué. Mais c'est seulement après la détection de cancers chez deux élèves de cette même école, et la vive émotion suscitée par cette annonce, que la ville de Lyon a demandé à SFR, fin janvier, de stopper les émissions de ses antennes. L'opérateur, qui a dans un premier temps parlé d'« une suspension provisoire », est finalement contraint de démonter ses deux antennes et l'armoire électrique posées sur le toit de l'école Victor-Hugo, avant la rentrée des classes lundi prochain.

Une première à Lyon, qui pourrait inciter les parents d'élèves des autres établissements à réagir plus fortement. Tout en cherchant avec SFR un nouvel emplacement pour ses antennes, « afin de ne pas dégrader la qualité du réseau », le maire PS Gérard Collomb prévoit un colloque sur la question des champs électromagnétiques dans Lyon. Les parents espèrent qu'il permettra d'aller « dans le sens d'une plus grande prudence ».