Pro A: Comment l'Asvel a tenu à «ne pas miser que sur le talent» dans son recrutement

BASKET Le club villeurbannais s’est construit un impressionnant effectif cet été en mettant en avant la dimension humaine de ses recrues…

Jérémy Laugier

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L'Asvel, ici regroupée autour de son entraîneur JD Jackson, lors d'un entraînement ouvert au public le 31 août à l'Astroballe.
L'Asvel, ici regroupée autour de son entraîneur JD Jackson, lors d'un entraînement ouvert au public le 31 août à l'Astroballe. — Jérémy Laugier/20 Minutes
  • Demi-finaliste malheureuse de Pro A la saison passée, l’Asvel retrouve le championnat dimanche (18h30) contre Limoges.
  • L’épisode des mises à pied de Dragovic et Hodge avant les derniers play off a clairement influencé l’ambitieux recrutement estival.

Le 17 mai, Villeurbanne a choisi de mettre à pied deux éléments majeurs de son effectif, Walter Hodge et Nikola Dragovic, juste avant le début des play off de Pro A. Si l’Asvel n’a ensuite échoué qu’à à un succès d’une deuxième finale consécutive, l’intersaison a notamment été construite pour éviter pareil chamboulement en cours d’année.

« On a vécu une saison compliquée avec des frictions et ça a fini par exploser, confirme l’entraîneur JD Jackson. Pour ce recrutement, nous n’avons donc pas misé que sur le talent. On a cherché des joueurs prêts à s’inscrire dans un projet collectif. Le temps dira si on a fait du bon boulot. »

Quatre nouveaux Américains débarquent

Dans cette optique, le président Tony Parker a sécurisé l’avenir de son capitaine Charles Kahudi en le prolongeant jusqu’en 2022. Un signe fort et extrêmement rare dans le basket français. Après avoir conclu ses matchs de préparation par deux défaites (contre Sassari et Podgorica) lors du tournoi de Cagliari, l’Asvel va retrouver la compétition dimanche (18h30) face à Limoges avec un effectif très ambitieux.

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Les Américains AJ Slaughter, John Roberson, Justin Harper et David Lighty sont venus renforcer la « Green Team », également engagée en Eurocoupe. Tous répondent a priori au critère humain recherché.

« Une traction arrières-ailiers impressionnante »

« Tony m’a immédiatement parlé des problèmes vécus la saison passée, confie le meneur John Roberson, champion avec Chalon-sur-Saône. Je suis un gars d’équipe et je n’ai jamais eu le moindre problème dans ma carrière. Ma réputation parle pour moi et je pense que la direction de l’Asvel a tenu à se faire confirmer ça par mes précédents clubs avant de me signer. »

Que les supporters villeurbannais se rassurent, le talent ne manquera pas non plus si on en croit les nombreuses solutions. « C’est sûr qu’il y a une traction arrières-ailiers impressionnante et qu’à l’intérieur, ça envoie pas mal », sourit Charles Kahudi.