Loire: Elle aurait étranglé sa fille car «elle ne supportait pas que le père puisse la revoir»

FAITS DIVERS L’infanticide commis samedi à Feurs (Loire) pourrait être lié à la condamnation pour viols, en janvier dernier, du père de la victime…

J.Lau.
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Photo d'illustration de la gendarmerie.
Photo d'illustration de la gendarmerie. — JAUBERT/SIPA

Hospitalisée d’office car soupçonnée du meurtre de sa fille de 11 ans, étranglée samedi à Feurs (Loire), la mère aurait eu un mobile, à en croire son avocate. En dépression et en arrêt maladie depuis plusieurs mois, cette infirmière était « évidemment très affectée » depuis la révélation en janvier 2017 des viols de son compagnon sur sa première fille, née d’une précédente relation.

Condamné à dix ans de prison pour ces viols, l’homme n’avait depuis pas revu leur fille mais il venait de « faire une requête devant le juge aux affaires familiales pour qu’elle vienne le voir en prison », a révélé au Progrès, Me Vérilhac, avocate de la suspecte.

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« Les expertises psychiatriques diront ce qu’il en est »

« Elle ne supportait pas l’idée qu’il puisse la revoir », poursuit Me Vérilhac au sujet de sa cliente, qui « s’est toujours demandé s’il n’avait pas abusé de cet autre enfant ». Est-il envisageable qu’elle ait étranglé sa fille afin de punir le père ?

« Les expertises psychiatriques diront ce qu’il en est, précise son avocate dans Le Progrès. Mais c’est une hypothèse. On peut penser qu’elle voulait ainsi protéger son enfant d’un risque potentiel. » Ces expertises auront donc un rôle clé afin d’élucider ce drame.