Isère: Une petite fille décède un an après avoir avalé une pile au lithium

DRAME Faustine avait subi des opérations chirurgicales lourdes toute l'année…

P.C

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Illustration hôpital
Illustration hôpital — JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP
  • Une petite fille de presque trois ans avait avalé l’été dernier une pile au lithium
  • L’objet extrêmement toxique a provoqué de graves séquelles chez l’enfant, qui a subi opération sur opération pendant un an

Plates, rondes, petites, les piles au lithium peuvent très facilement être prises pour des dragées ou des bonbons par de jeunes enfants. Malgré la vigilance des parents, il n’est pas rare qu’ils portent à leur bouche tout ce qui traîne et les conséquences peuvent être fatales. C’est ce qui est arrivé à Faustine, petite fille de trois ans, décédée dans la nuit du 14 au 15 juillet à Pont-de-Chéruy en Isère.

Le 11 juillet 2016, la petite, en état de détresse respiratoire, avait été emmenée aux urgences. Les médecins n’avaient pas effectué de radio, pensant qu’il s’agissait alors d’une simple bronchite. Seules des séances de kiné avaient été prescrites à l’enfant.

Malheureusement, quelques jours plus tard, la scène s’est répétée et, cette fois, le corps médical a suspecté autre chose. Une radiographie a permis de constater que la fillette avait en réalité avalé une pile au lithium.

Un matériau extrêmement toxique

La salive de la petite fille a attaqué la pile et le lithium, toxique, s’est répandu dans son corps, entraînant de graves lésions à la trachée et à l’œsophage. L’objet a ensuite été retiré mais le mal était fait.

Pendant un an, Faustine est passée à de multiples reprises sur la table d’opération, à chaque fois pour des interventions lourdes, dans le but de réparer les dégâts causés par le lithium, rapporte le Dauphiné Libéré.

Les parents de l’enfant ont décidé d’engager une procédure judiciaire pour comprendre pourquoi leur fille n’a pas pu être sauvée et si le fait d’avoir repéré la pile dès le premier passage aux urgences aurait pu changer la donne.