Isère: En semi-liberté, il tire à la kalachnikov et écope de trois ans ferme

JUSTICE Il avait ouvert le feu avant de rentrer de lui même en cellule...

P.C
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Le marteau de la justice. Illustration.
Le marteau de la justice. Illustration. — PureStock - Sipa

Ça s’était passé dans la nuit du 8 au 9 juin. Un homme de 24 ans avait ouvert le feu avec un fusil d’assaut kalachnikov devant son snack de Villefontaine (Isère). En semi-liberté, le détenu avait ensuite rejoint la prison de Saint-Quentin-Fallavier, où il purgeait une peine pour violences conjugales, comme si de rien n’était.

Jugé lundi par le tribunal correctionnel de Vienne, il a été condamné une treizième fois. Cette fois-ci cela lui coûtera trois ans de prison ferme pour « violences volontaires avec arme » ainsi que « port illégal d’arme et munitions de guerre ». Le jour des faits, une bagarre avait éclaté entre ce tenancier de snack et trois hommes. Parmi eux, le mari de sa sœur. Légèrement blessé cette nuit-là par un éclat de balle au niveau du ventre, ce dernier avait subi cinq jours d’interruption temporaire de travail.

L’omerta

Selon France Bleu Isère, le procès n’a pas permis d’identifier les raisons d’une telle violence. La procureur a même évoqué « une certaine forme d’omerta ». Sur les lieux du conflit, ce ne sont pas moins de huit impacts de balles à hauteur d’homme qui ont été retrouvées sur deux bâtiments.

Lors de sa plaidoirie, l’avocat du gérant du snack a évoqué la crainte de son client envers le beau-frère touché par balle. Cet homme tremperait dans le « fondamentalisme religieux » et sa famille serait « impliquée dans des faits de terrorisme ». Une ligne de défense qui aura peut-être servi à l’accusé. Sa peine est deux fois moins importante que celle requise par le ministère public.

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