Lyon: 600 endroits où se mettre au frais en cas de grosse chaleur

CANICULE La ville de Lyon a répertorié et cartographié 600 « points frais » allant des fontaines aux églises…

Pierre Cloix

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La jardin du Musée des Beaux-Arts à Lyon, répertorié comme "lieu frais".
La jardin du Musée des Beaux-Arts à Lyon, répertorié comme "lieu frais". — Pierre Cloix
  • Par « lieux frais », la mairie entend tout endroit ou installation qui permet de soulager du soleil de plomb
  • Pour proposer cette cartographie, la Ville a fait appel à cinq étudiants de l’université Lyon III

L’été sera chaud. A vrai dire, il l’est déjà et les Lyonnais sont bien placés pour le savoir. Le niveau orange « alerte canicule » a même été de nouveau déclenché. Ce vendredi, le thermomètre affiche 36 degrés dans la capitale des Gaules. 38 degrés sont annoncés pour samedi

Pour contrer cette vague de chaleur, la mairie deLyon propose un onglet dans son application répertoriant les « lieux frais » disponibles un peu partout dans les neuf arrondissements de la ville. Par « lieux frais », la mairie entend tout endroit ou installation qui permet de soulager, ne serait-ce qu’un petit peu, du soleil de plomb qui touche les habitants et les touristes de passage.

Les personnes âgées, premières victimes de ces épisodes caniculaires ont aussi été prises en compte. Des lieux prévus spécialement pour elles sont listés sur la carte interactive que propose la Ville.

600 lieux dans toute la ville 

Mais les lieux frais, ce ne sont pas que des endroits dédiés. Ainsi on en retrouve 600 sur l’application. Parmi eux : les fontaines ornementales, les bornes-fontaines (là, pour le coup, l’eau est potable), les parcs, les églises, les centres commerciaux, mais aussi les fameuses traboules lyonnaises ou encore les entrées des musées, ouvertes au public.

C’est d’ailleurs dans la cour intérieure du Musée des Beaux-Arts que nous avait donné rendez-vous Nicole Gay, adjointe à la mairie de Lyon à la Préservation et développement du patrimoine immobilier. Pour elle, il s’agit avant tout de prendre conscience du réchauffement climatique et d’adapter la ville en conséquence.

« D’ici 2100, les prévisions les plus pessimistes parlent de 28 jours de canicule par an [en 2003, lors de l’épisode récent le plus important, on en avait compté douze]. Il faut donc faire en sorte de pouvoir contrer cela et faire de Lyon un climatiseur urbain. » Répertorier ces lieux frais, c’est donc un moyen de « prévenir » les prochaines canicules en proposant des « refuges en cas de fortes chaleurs », selon l’adjointe au Maire.

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Pour proposer cette cartographie, la Ville a fait appel à cinq étudiants de l’université Lyon III. En Master 2 Urbanisme – Santé Territoriale – Marketing Territorial, ils ont ainsi recensé les lieux, crée la base de données et modélisé l’ensemble.

La « cartographie des lieux frais » est accessible sur l’application Ville de Lyon, disponible sur IOS (d’ici le dix juillet) et Android.