A l'écoute des amants terribles

Dalya Daoud - ©2008 20 minutes

— 

Sixième jour d'audience, hier, dans le procès des amants terribles, devant les assises du Rhône. Les échanges téléphoniques de Jean-Claude Vaze et de Dominique Louis, accusés d'avoir assassiné le riche mari de cette dernière, ont retenti dans la salle d'audience. La veuve et son amant, qu'elle appelle « mon lapin », se contactent plusieurs dizaines de fois par jour. Le couple est obsédé par la succession, et évalue l'héritage au centime près. Le « gling-gling », le « pouët-pouët », ainsi s'exprime Jean-Claude Vaze pour parler de cet argent, dans un langage que la police décode sans difficulté. Parvenant à retirer 300 000 euros avant leur arrestation, ils en auraient dissimulé la plus grande partie. « Où est cet argent ? », demande le président à l'accusé. Celui-ci jure ne rien savoir. Aujourd'hui, leurs avocats entrent en scène avec des plaidoiries en totale opposition.