Lyon : Le «crayon» de la fournaise… Canicule, clim en panne, l'enfer des salariés de la Tour de la Part-Dieu

CHALEUR Sans la climatisation, la Tour de la Part-Dieu est devenue invivable. Reportage auprès des salariés qui n’ont aucune possibilité d’ouvrir les fenêtres…

Pierre Cloix

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La tour Part-Dieu à Lyon, haute de 165 mètres
La tour Part-Dieu à Lyon, haute de 165 mètres — Pierre Cloix
  • La température atteinte 36, 37 degrés depuis plusieurs jours sur Lyon
  • Les salariés de la Tour de la Part-Dieu se retrouvent privés de climatisation. Le problème ? Ils ne peuvent pas ouvrir les fenêtres

« Quand on est arrivés ce matin, il faisait 35,5 degrés ». Benoît travaille dans la Tour de la Part-Dieu (Lyon 3e) et ce mois de juin ressemble, pour lui et pour les quelque 1.200 salariés présents dans le « crayon », à un véritable enfer. La raison ? L’absence de climatisation.

Si cela peut paraître anodin, il faut rappeler que les employés des 53 entreprises présentes sur le site, ne peuvent pas ouvrir la moindre fenêtre. Impossible donc de faire des courants d’air dans le bâtiment. Lorsque les températures se sont mises à grimper au début du mois de juin, les employés ont commencé à faire la grimace. Alors que le mercure avoisine les 35 degrés à l’ombre depuis plusieurs jours, le « Crayon » s’est transformé en fournaise.

Pas de climatisation avant octobre

« Tout le monde souffre », déclare Benoît, un léger sourire teinté d’ironie en coin. « Ce n’est pas supportable », ajoute sa collègue Léa. Pourtant, il faudra s’y faire. En effet, selon les employés, la situation devrait rester la même tout l’été. Il n’y aura pas de travaux pour réparer la climatisation avant les mois d’octobre ou novembre. Quand on passe de la simple gêne à un véritable obstacle au travail, il faut bien trouver des solutions. Pour Orange le choix a été simple. L’opérateur téléphonique a tout simplement délocalisé ses 365 salariés de la Tour Part-Dieu vers un endroit plus frais.

Système D

Pour ceux qui restent, les solutions ne sont pas légion. « Nous avons des brumisateurs, des ventilateurs et des bouteilles d’eau », explique Léa. « On fait avec les moyens du bord », ajoute-t-elle. Des moyens relativement faibles pour les températures records à l’extérieur, mais les employés s’en contentent.

« Avec tout ça, on arrive à faire baisser la température de quelques degrés et ils sont précieux », déclare Léa. Un système D qui devra faire l’affaire au moins jusqu’à la semaine prochaine, les températures devraient en effet devenir plus supportables à partir de mercredi.