Comment l'Alpsman est déjà devenu un triathlon majeur en s'inspirant du Norseman

SPORT EXTREME La deuxième édition de la course de 229 km partira samedi du lac d’Annecy. Un départ qui n'est pas sans rappeler le mythique Norseman en Norvège...

Jérémy Laugier

— 

Le vainqueur du premier Alpsman, Cédric Jacquot, dans la montée final vers le sommet du Semnoz en octobre 2016.
Le vainqueur du premier Alpsman, Cédric Jacquot, dans la montée final vers le sommet du Semnoz en octobre 2016. — Trimax
  • Le triathlon extrême de l’Alpsman est de retour samedi avec un départ assez dingue au milieu du lac d’Annecy à 5h30
  • La suite est tout aussi coriace avec au menu « une grosse étape du Tour de France » et un marathon avec un finish au sommet du Semnoz

Les organisateurs de l’Alpsman ne cherchent pas à s’en cacher : « Le départ depuis un ferry au milieu d’un fjord dans le Norseman est notre véritable source d’inspiration et nous avons voulu décliner ce moment d’exception au cœur des Alpes ». Le mythique triathlon extrême norvégien a donc un petit frère autour du lac d’Annecy, qui va vivre sa deuxième édition samedi.

Les 250 participants vont embarquer sur les bateaux à 4h30 afin de se lancer dans l’aventure au milieu du lac une heure plus tard. « C’est vraiment magique de sauter dans l’obscurité. Il a fallu que je débranche le cerveau », se souvient l’Allemande Verena Eisenbarth, deuxième meilleure féminine en octobre pour le premier Alpsman au bout de 14h30 de course.

>> A lire aussi : VIDEO. Red Bull 400: A l’assaut de «la course la plus raide au monde» à Courchevel

«Il s’agit d’une grosse étape du Tour de France »

Après 3,8 km de nage, le triathlon haut-savoyard prend une dimension toute particulière sur l’épreuve à vélo depuis la plage de Saint-Jorioz. « Avec 183 km et 4.300 m de dénivelé positif, il s’agit d’une grosse étape du Tour de France », prévient le directeur de la course Ludovic Valentin. Les cinq cols à franchir avaient tout changé en octobre puisque Cédric Jacquot comptait 23 minutes de retard à la nage avant de remporter cette course au format Iron Man avec une avance de 40 minutes.

Puis les courageux attaqueront un marathon (42,195 km) aux allures de trail, avec un finish prestigieux au sommet du Semnoz (situé à 1.699 m) pour les athlètes ayant atteint le 25e kilomètre en moins de 12 heures. « Finir l’Alpsman serait déjà top, mais monter tout en haut du Semnoz serait vraiment le Graal pour moi », se projette Roland Plisson (40 ans), ancien pilier de rugby de 120 kg devenu accro au triathlon.

>> A lire aussi : «Une Barkley à la française»... Et si la Chartreuse Terminorum était la course la plus dure au monde?

« Cette course est plus dure que celles d’Embrun et de Nice »

A Annecy, il vient autant pour « repousser (ses) limites » que pour récolter de l’argent pour l’association Le XV de Juju, qui vise à améliorer le quotidien des enfants hospitalisés. Avec ses 229 km, cet Alpsman ne serait-il pas déjà l’Iron Man le plus redoutable dans l’Hexagone ? « Les autres concurrents m’assurent que cette course est plus dure que celles d’Embrun et de Nice », indique Verena Eisenbarth, davantage « touchée par les émotions et par le cadre si particulier de l’Alpsman que par les trop grosses organisations ».

« Quitte à tenter un Iron Man, j’ai tenu à privilégier une épreuve très jeune avant qu’elle ne change de dimension », confirme Roland Plisson, venu spécialement du Nord pour l’occasion. Après avoir doublé son nombre de participants en seulement huit mois, l’Alpsman ne manque en effet pas d’atouts pour marcher sur les traces de son modèle norvégien.

>> A lire aussi : Que ressentent exactement ces fous furieux se lançant sur l'Ultra-Trail du Mont-Blanc?