OL-PSG: Pourquoi cette finale de Ligue des champions 100% française s'annonce si bouillante

FOOTBALL FEMININ Lyonnaises et Parisiennes, qui se connaissent par cœur, vont s’affronter jeudi (20h45) à Cardiff lors de la première finale européenne de l’histoire entre deux clubs français…

Jérémy Laugier

— 

A l'image de ce duel accroché entre la Lyonnaise Ada Hegerberg et la Parisienne Laura Georges, les duels ont été très accrochés le 20 mai en finale de Coupe de France. JEAN-SEBASTIEN EVRARD
A l'image de ce duel accroché entre la Lyonnaise Ada Hegerberg et la Parisienne Laura Georges, les duels ont été très accrochés le 20 mai en finale de Coupe de France. JEAN-SEBASTIEN EVRARD — AFP
  • La finale de la Coupe de France, le 20 mai à Vannes, a cristallisé les tensions entre ces deux clubs historiquement rivaux
  • L’OL est en quête d’un deuxième triplé consécutif, tandis que le PSG a une opportunité unique de remporter son premier sacre européen

Lyonnaises et Parisiennes vont s’affronter pour la 16e fois depuis l’été 2014. Un total invraisemblable qui en dit long sur leurs destins croisés au sommet du football féminin, y compris sur la scène européenne. Voici pourquoi leur premier choc lors d’une finale de Ligue des champions, jeudi (20h45) à Cardiff, s’annonce vraiment bouillant.

>> A lire aussi : «Une finale contre le PSG ne me fait pas rêver», affirme Eugénie le Sommer

Des tensions entre joueuses. Entre les tacles très appuyés de Laura Georges sur les chevilles de Camille Abily en 2013 et les célébrations extrêmement démonstratives du PSG après son improbable qualification à Gerland en 8e de finale de Ligue des champions en 2014, les Lyon-Paris ont rarement été des modèles de fair-play. Mais les voyants sont réellement passés au rouge lors de l’indécise finale de Coupe de France le 20 mai à Vannes (succès de l’OL aux tirs au but).

« J’ai entendu et j’ai vu beaucoup de choses, a indiqué la capitaine du PSG Sabrina Delannoy. Je sais comment elles fonctionnent. » Un doigt d’honneur de Camille Abily en direction du banc parisien aurait notamment mis le feu aux poudres. Wendie Renard ne nie pas cette tension entre les deux camps : « Il y aura sûrement des mots et des gestes. Ce n’est pas beau mais ça fait partie du football de haut niveau. »

Une bataille de coachs. La rivalité entre Patrice Lair (10 titres avec l’OL entre 2010 et 2014) et Gérard Prêcheur (7 trophées en 3 saisons) était déjà évidente. Mais là aussi, elle a changé de dimension depuis le 20 mai. « La grosse surprise, c’est qu’après cinq secondes en deuxième période, Paris visait déjà les tirs au but », avait balancé Gérard Prêcheur en pointant la tactique défensive de son prédécesseur à Lyon.

>> A lire aussi : Patrice Lair refuse l’arrivée d’Alex Morgan à Paris car il ne veut pas «dégommer» son groupe

Cinq mois plus tôt, ce dernier avait clairement agacé ses anciens dirigeants en révélant à 20 Minutes qu' « Alex Morgan ne pourrait ne pourrait pas rentrer dans [mon] collectif ». L’OL avait même publié un communiqué officiel intitulé « Quand Patrice Lair cherche à créer des tensions ».

Paris n’a plus le choix. Viscéralement gloutonnes de titres avec leur 11e sacre consécutif en D1, les Lyonnaises ont réussi à se trouver un nouveau challenge : un deuxième triplé de rang jeudi pour la dernière sur le banc de Gérard Prêcheur. Mais l’enjeu est encore plus colossal pour le PSG, qui court toujours après son premier trophée depuis la Coupe de France 2010.

>> A lire aussi : Pourquoi le choix de Reynald Pedros à la tête de l'équipe féminine est une énorme surprise

Devancé par Montpellier en championnat, le club de la capitale (3e) dépend en plus d’un triomphe à Cardiff pour participer à la prochaine édition de la Ligue des champions. En cas contraire, le fossé entre ces rivales historiques se creuserait encore un peu plus.