Lyon: Les boîtes à partage, un phénomène en plein boom dans la métropole

INITIATIVE Depuis 2014, une cinquantaine de casiers a été installée dans l’espace public…

Floriane Riquelme

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Gilles utilise régulièrement la Givebox de la Croix-Rousse depuis un an.
Gilles utilise régulièrement la Givebox de la Croix-Rousse depuis un an. — Floriane Riquelme
  • Les boîtes à partage, autrement appelées Givebox, permettent aux habitants d’échanger et de partager des objets du quotidien
  • Une association lyonnaise a participé à la mise en place et au développement de ces casiers

Givebox, boîte à dons, boîte d’échanges entre voisins, boîte à livres… Ces termes correspondent tous à une seule et même chose : une boîte à partage. Vous êtes sûrement déjà passés devant l’un de ces objets colorés qui prolifèrent depuis quelques années dans la métropole.

Depuis l’installation du premier casier, en 2014 dans le 7e arrondissement, une cinquantaine ont fait leur apparition dans l’espace public et permettent désormais d’échanger gratuitement des objets culturels et du quotidien : livres, CD, vaisselles, vêtements…

Une particulière à l’origine de cette initiative citoyenne

« La plupart des utilisateurs font cela parce que ça les débarrasse, ça vide les placards, explique la présidente de l’association Les boîtes à partage Stéphanie Genelot, à l’origine du développement du concept à Lyon. Ils savent également qu’ils peuvent aider d’autres gens. »

En 2014, l’une de ses amies lui parle des boîtes d’échanges entre voisins qui cartonnent en Suisse. « 108.000 objets, soit 32 tonnes en un an, ont été recensés dans les onze boîtes présentes à Genève », décrit Stéphanie, emballée par l’aspect écologique du concept.

Un concept qui fait des petits 

Très vite, le système de troc séduit et de nombreux utilisateurs adhèrent au projet. « Le principe est sympa ! Il permet une économie circulaire, c’est-à-dire qu’on va réutiliser les choses plutôt que de les jeter », confie Gilles, usager depuis un an de la Givebox de la Croix-Rousse.

La demande est tellement forte que Stéphanie décide de créer en décembre 2016 l’association Le réseau des boîtes à partage. Son but n’est pas de fournir le matériel mais de conseiller et de suivre gratuitement les particuliers ou les institutions (mairies, centres sociaux) qui souhaitent participer à cette initiative citoyenne.

Le savoir-faire lyonnais est tellement reconnu que le réseau des boîtes à partage est aujourd’hui sollicité bien au-delà des frontières de la métropole pour démocratiser ce concept en France et à l’international. L’association, qui suit actuellement 80 projets, a notamment exporté son système à Roubaix, Marseille ou encore en Tunisie.