Législatives: Dans l'Ain, le FN veut confirmer sa percée

POLITIQUE Dans le département, Marine Le Pen est arrivée en tête lors du premier tour de la présidentielle...

Vincent Vantighem

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Illustration d'un bulletin de vote déposé dans une urne.
Illustration d'un bulletin de vote déposé dans une urne. — FABRICE ELSNER/20MINUTES
  • Depuis 2012, les cinq sièges de député appartiennent aux Républicains
  • Seule la 3e circonscription, favorable à Emmanuel Macron, a résisté à Marine Le Pen lors du premier tour de la présidentielle

Depuis 2002, le département de l’Ain fournit exclusivement des députés de droite (UMP) à l’Assemblée nationale. Mais la donne pourrait changer cette année en raison de la percée du Front national dans les urnes. L’Ain a en effet placé Marine Le Pen en tête du premier tour de l’élection présidentielle avec 39,06 %, devançant largement Emmanuel Macron (22,62 %).

Guerre de succession dans la 4e circonscription

Dans le détail, seule la 3e circonscription (sur les 5) a résisté à cette poussée pour favoriser le futur président. Et pour espérer gagner des sièges, le FN mise sur des candidatures de personnalités locales (Jérôme Buisson, secrétaire général du parti, les conseillères régionales Pénélope Chalon et Blanche Chaussat…).

Le parti de Marine Le Pen pourrait également profiter du flou qui accompagne la succession de Michel Voisin dans la 4e circonscription. Le député (LR) sortant ne briguera pas un septième mandat successif. L’élu de 78 ans, qui se retire de la vie politique, a cependant désigné le conseiller départemental Guy Billoudet pour reprendre le flambeau. Ce qui a provoqué la colère de Muriel Luga-Giraud (UDI), première vice-présidente du conseil départemental, qui a dénoncé un « système monarchique » dans les colonnes du Progrès. Elle a donc décidé de se présenter également.

>> Résultat du premier tour de la présidentielle dans la 4e circonscription de l’Ain.

Outre le FN, le candidat de La République en marche pourrait aussi tirer profit de cette lutte interne à la droite. Le mouvement du président Macron a décidé d’investir un jeune novice en politique, Stéphane Trompille, 34 ans, conseiller bancaire. Avec Hélène de Meire (5e circonscription), il est la touche « société civile » de LREM.