Collégienne grièvement brûlée en Haute-Savoie: L’agresseuse présumée écrouée pour tentative d’assassinat

FAITS DIVERS La victime est toujours plongée dans un coma artificiel…

V.V. avec AFP

— 

Le collège le Semnoz à Seynod (Haute-Savoie)
Le collège le Semnoz à Seynod (Haute-Savoie) — Capture d'écran Google street view

La collégienne qui a grièvement brûlé une camarade mercredi à Seynod (Haute-Savoie), en l'aspergeant d'un liquide inflammable, a été mise en examen ce vendredi pour tentative d'assassinat et placée en détention provisoire, a-t-on appris auprès du parquet d'Annecy.

Placée en garde à vue depuis mercredi, la mise en cause, âgée de 15 ans, a été présentée vendredi après-midi à un juge d'instruction. «Elle a été mise en examen du chef de tentative d'assassinat et placée en détention provisoire dans un établissement pénitentiaire pour mineurs», a annoncé la procureur de la République d'Annecy, Véronique Denizot, en début de soirée vendredi.

L'agresseuse présumée aurait reconnu les faits

Lila, l’adolescente gravement brûlée par une autre élève du collège Le Semnoz de Seynod, est toujours entre la vie et la mort. Hospitalisée au centre des grands brûlés à Lyon, elle a été plongée dans un coma artificiel.

Selon Le Dauphiné Libéré, la collégienne présumée responsable de cette agression aurait reconnu les faits devant les policiers en charge de l’enquête. Ces derniers tentent, aujourd’hui, de comprendre comment les deux jeunes filles, en conflit depuis plusieurs semaines, ont pu en arriver là.

« Ma sœur était humiliée »

Un document de RTL pourrait apporter un début d’explication. Dans une interview, la sœur de l’agresseuse présumée affirme en effet que cette dernière était victime de harcèlement. « Ma sœur s’est fait frapper par cette fille dans l’enceinte du collège, déclare-t-elle ainsi. Ma sœur était humiliée, elle est allée chez le médecin. Il faut arrêter de lui remettre la faute dessus aussi. Ma sœur a subi du harcèlement et je veux que tout le monde l’entende ». Selon elle, sa sœur, considérée comme une bonne élève « aurait pété un plomb. Je ne veux pas qu’on oublie qu’elle a été harcelée pendant un an et demi ».