Isère: Le collectionneur d’armes avait piégé le coffre où il entreposait son arsenal

JUSTICE Un coffre piégé a été désamorcé par les douanes mardi dernier, chez un père de famille en Isère. 44 mines antipersonnel, des lance-roquettes et trois kilos de poudre se trouvaient à l’intérieur…

Floriane Riquelme
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Un démineur de la sécurité civile. Illustration.
Un démineur de la sécurité civile. Illustration. — Wiit - Sipa

La semaine dernière, les douaniers de Lyon avaient découvert tout un arsenal de guerre chez un particulier de Chassignieu (Isère). Mais il leur a fallu plusieurs heures - et l’aide de démineurs - pour réellement désarmer les lieux. C’est bien simple : si quelqu’un avait réussi à ouvrir le coffre fermé à clé de ce collectionneur d’armes, il se serait pris une balle en pleine tête. Situé dans grenier, le coffre renfermait en effet 44 mines antipersonnel, des lance-roquettes et trois kilos de poudre, entre autres, selon le Dauphiné Libéré.

Il récupérait les armes de guerre par voie postale

A l’origine de cette découverte ? Un colis qui a été contrôlé par les douanes chez ColiPoste à Saint-Laurent-de-Mure. Il contenait déjà trois mines antipersonnel. Une « livraison surveillée » a donc été planifiée dans la matinée de mardi dernier. A leur arrivée, les douaniers n’ont pas eu besoin d’insister, le quadragénaire avouant qu’il collectionnait les armes de guerre depuis 20 ans et principalement celles de la guerre des Balkans. Ce père de famille qui pratique le tir sportif depuis 20 ans a même déclaré qu’il n’aurait « pas imaginé une seconde que tout cela était dangereux ! ».

La vice-procureur de la République a réclamé de la prison ferme à l’encontre de ce collectionneur imprudent. Il est pourtant ressorti libre du tribunal avec l’interdiction de détenir une quelconque arme pour une durée de 15 ans.