Lyon: Gérard Collomb fait ses adieux à la Métropole

POLITIQUE Le nouveau ministre de l’Intérieur a présidé lundi le conseil métropolitain de Lyon, affirmant qu’il quittera ses mandats locaux après les élections législatives…

Caroline Girardon

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Gérard Collomb, le maire de Lyon, a probablement présidé lundi son dernier conseil métropolitain. 
CHAMUSSY / WITT/SIPA
Gérard Collomb, le maire de Lyon, a probablement présidé lundi son dernier conseil métropolitain. CHAMUSSY / WITT/SIPA — SIPA
  • Nommé ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb a fait ses adieux lundi aux élus de la Métropole.
  • En ouverture du conseil métropolitain, il a tenu à vanter le modèle lyonnais et les actions à venir du gouvernement.

Un dernier tour et puis s’en va ? Accueilli sous les applaudissements, Gérard Collomb a présidé lundi le conseil métropolitain de Lyon. Sûrement le dernier pour lui. Le maire de Lyon, nommé la semaine dernière ministre de l’Intérieur, a confirmé qu’il abandonnera ses mandats locaux après les élections législatives.

La mairie et la Métropole disposeront alors d’un mois pour organiser un nouveau scrutin en interne et désigner son successeur. Mais le capitaine, qui tient le gouvernail depuis quinze ans, n’est visiblement pas prêt à quitter immédiatement le navire. Son entourage a également indiqué qu’il sera présent lundi au conseil municipal. Jusqu’au bout.

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« Ce n’est pas un abandon »

« Je veux dire aux habitants que ce n’est pas un abandon », se justifie le numéro deux du gouvernement, ajoutant qu’il restera conseiller métropolitain. Et d’enchaîner trémolos dans la voix : « Si j’ai l’esprit de servir la France, mon esprit ne sera jamais loin de la Métropole de Lyon car celle-ci sera toujours au fond de mon cœur ».

Emu, ce dernier a salué le travail réalisé depuis 2001 malgré « des sensibilités politiques différentes ». Une façon de mettre en avant le « modèle lyonnais » et de le transposer à la France entière. Le ministre ne s’en cache pas. « Si j’ai été nommé dans mes fonctions actuelles, c’est bien évidemment parce que je bénéficie de la confiance du Président de la République mais plus largement, c’est parce que l’image de la Métropole rayonne très au-delà de notre territoire. Nous sommes devenus un exemple », lâche-t-il en préambule du conseil métropolitain.

Gérard Collomb a rappelé que sa priorité à la tête de l’agglomération avait été de réindustrialiser les territoires désertés ou les friches de quartiers. « Nous sommes partis de lieu de désolation pour en faire des lieux de dynamisme économique », poursuit l’élu, assurant que les nombreux meetings auxquels il a participé ces derniers mois en Ile de France lui ont permis de « constater le manque de vision stratégique » de certaines métropoles.

Redonner un élan à l’économie et lutter contre l’insécurité

Devant ses collaborateurs, le ministre a aussi longuement vanté les actions à venir du gouvernement, martelant que l’un des deux principaux enjeux était de « redonner un élan à notre économie » et de « repartir de l’avant », de « réduire les factures » mais aussi de lutter contre l’insécurité.

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« La menace terroriste reste extrêmement élevée », justifie-t-il avant d’insister sur le travail des forces de l’ordre : « La tranquillité publique est la première de nos libertés. J’aurais une attention privilégiée pour construire la police qui protège vraiment ». Le « premier flic de France » veut donc apaiser les tensions, partant du constat que les « forces de l’ordre sont louées quand elles vont au-devant des attaques terroristes » et « parfois vilipendées quand elles sont dans l’exercice de leur métier au quotidien ».