«On aurait des choses à se dire et à faire ensemble »... Quand Marion Maréchal-Le Pen drague Laurent Wauquiez

POLITIQUE Le président LR de la région Auvergne-Rhône-Alpes repousse les avances de l'élue frontiste...

V.V. avec AFP

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Marion Maréchal-Le Pen lors d'un meeting à Vienne (Isère), le 15 avril 2017.
Marion Maréchal-Le Pen lors d'un meeting à Vienne (Isère), le 15 avril 2017. — Allili/SIPA

Elle avait pourtant dit qu’elle se retirait de la vie politique. Mais Marion Maréchal-Le Pen continue d’occuper l’espace médiatique. Dans un entretien accordé à l’hebdomadaire Valeurs actuelles, à paraître ce jeudi, la députée frontiste du Vaucluse affirme qu’elle verrait d’un bon œil une éventuelle accession de Laurent Wauquiez à la tête du parti Les Républicains. « Un profil comme Laurent Wauquiez change la donne », affirme-t-elle. « Ce qui est sûr, c’est que dans le paysage politique actuel à droite, il fait partie de ceux dont les déclarations laissent penser qu’on aurait des choses à se dire et à faire ensemble, je ne vais pas dire le contraire », ajoute-t-elle également.

Le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes n’a pas attendu longtemps pour lui répondre. Sur Twitter, il a ainsi répliqué : « Ma position n’a jamais varié : pas d’alliance avec la gauche et le FN. Une seule boussole : les valeurs de la droite et du centre. »

La benjamine de l’Assemblée nationale s’interroge toutefois sur la réelle volonté de Laurent Wauquiez de faire bouger les choses. « Pour être honnête, je ne suis pas certaine qu’il mènerait spontanément cette politique dans son conseil régional s’il n’y avait pas un groupe FN aussi fort, devenu incontournable électoralement, déclare-t-elle ainsi. La présence du FN contraint la droite à mener une certaine politique et à se remettre en question. »

Et Marion Maréchal-Le Pen de se positionner déjà pour l’avenir et de préparer son retour : « Les Républicains ne sont pas suffisamment en difficulté électorale pour accepter de bouger. Les choses seront peut-être différentes dans dix ans. La génération qui vient a déjà mis un bulletin FN dans l’urne, elle est complètement décomplexée […]. Dans les dix ans qui viennent, les cartes seront totalement rebattues. »