VIDEO. Gouvernement: Cinq choses à savoir sur Gérard Collomb, ministre de l'Intérieur et numéro 2 du gouvernement

GOUVERNEMENT Le sénateur-maire de Lyon s'est vu récompenser ce mercredi pour son précieux soutien à Emmanuel Macron depuis de longs mois...

Jérémy Laugier

— 

Emmanuel Macron et Gerard Collomb, ici à Lyon en février dernier. ROBERT PRATTA/POOL
Emmanuel Macron et Gerard Collomb, ici à Lyon en février dernier. ROBERT PRATTA/POOL — SIPA
  • A la tête de la Ville de Lyon depuis seize ans, Gérard Collomb était désormais prêt à envisager une ambition nationale
  • Emmanuel Macron sait que le soutien de cet élu socialiste s'était révélé très important tout au long de sa candidature présidentielle

Gérard Collomb vient d'être nommé ce mercredi ministre de l'Intérieur, au rang de ministre d'Etat. Voici cinq choses que vous ignorez peut-être au sujet du sénateur-maire de Lyon.

>> A lire aussi: Notre live sur le nouveau gouvernement dévoilé ce mercredi

1. Il règne sur Lyon depuis plus de quinze ans

Dans le sillage d’Emmanuel Macron (39 ans), Gérard Collomb ferait presque office de figure rafraîchissante de la politique auprès du grand public. Mais celui qui n’a jamais pris une telle dimension médiatique au niveau national depuis l’élection du candidat En Marche ! à la tête de l’Etat va tout de même fêter ses 70 ans le mois prochain. Sénateur du Rhône en 1999, ce natif de Chalon-sur-Saône est maire de Lyon depuis 2001, après avoir bataillé dans l’opposition municipale pendant près de 25 années.

Dans la troisième plus grande ville de France, Gérard Collomb est une figure incontournable. Premier président de la nouvelle Métropole de Lyon depuis deux ans, il a auparavant été réélu à la mairie avec plus de 57 % des voix.

2. Il n’avait jusque-là pas vraiment d’ambitions nationales

Homme de réseaux reconnu dans sa région lyonnaise, Gérard Collomb n’avait jusque-là jamais vraiment cherché à se positionner au niveau national. Bloqué par la loi sur le cumul des mandats, il assurait ainsi jusque-là qu’il privilégierait Lyon. Au point d’assister en silence à l’entrée dans le gouvernement d'anciens adjoints dans le Rhône commeNajat Vallaud-Belkacem et Thierry Braillard.

« Quand on s’engage en politique à ce niveau, on pense forcément un jour à un destin national et à un poste de ministre, estimait son premier adjoint à la Ville Georges Képénékian dans Le Point en 2014. Je pense qu’il aurait aimé être appelé, même s’il m’a assuré que non. »

3. Il n’a pas hésité à se mettre le Parti socialiste à dos

« Je serai toujours socialiste de cœur, c’est mon histoire », confiait encore en février Gérard Collomb. Celui-ci ne s’est pourtant pas fait que des amis au PS en devenant l'un des soutiens de longue date d’Emmanuel Macron. Le sénateur-maire de Lyon, toujours élu sous l’étiquette socialiste, n’avait d’ailleurs pas hésité à qualifier le programme de Benoît Hamon de « sympathique », mais menant « dans le fond du gouffre ».

4. Emmanuel Macron lui doit beaucoup

Avant même le lancement officiel de sa campagne présidentielle, Emmanuel Macron comptait parmi ses plus proches soutiens Gérard Collomb. Celui-ci était d’ailleurs à ses côtés au moment de savourer en petit comité l’issue du second tour de la présidentielle, au QG de campagne du candidat En Marche ! dans le 15e arrondissement de Paris.

« J’ai compris que les fractures ne passaient plus entre les partis mais à l’intérieur des partis, expliquait ce mois-ci Gérard Collomb au Progrès. Il fallait sortir de cette impasse ravageuse. » Submergé par l’émotion lors de la cérémonie d’investiture du nouveau chef de l’Etat dimanche, celui-ci s'est vu récompenser ce mercredi en héritant d'un ministère d’envergure, à savoir l'Intérieur.

>> A lire aussi: Comment Collomb et Lyon vont être récompensés de leur soutien à Macron

5. Un véritable fan de l’OL

Sa présence quasi-systématique à Gerland puis au Parc OL est le fruit d’une véritable passion pour le football. Gérard Collomb est aussi devenu très proche de Jean-Michel Aulas au fil des ans. Malgré d’interminables polémiques, il a ainsi accordé un soutien sans faille et déterminant au président lyonnais en vue de la construction du nouveau stade à Décines. JMA l'a toujours décrit comme « un interlocuteur pragmatique ». Un pragmatisme qui va s’exporter de Lyon à partir de ce mercredi.

>> A lire aussi: Quand on l'interroge sur le grand stade, Gérard Collomb montre les crocs