Course à la Ligue 2: «Pas un échec quoiqu'il arrive» pour Hatim Sbaï et Lyon Duchère

FOOTBALL Avant la réception choc contre Châteauroux (2e) ce vendredi (20 h), le capitaine duchérois se penche sur les chances de son équipe d'accéder au monde professionnel....

Propos recueillis par Jérémy Laugier

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Le latéral gauche de Lyon Duchère Hatim Sbaï
Le latéral gauche de Lyon Duchère Hatim Sbaï — Lyon Duchère AS
  • Deux ans après s’être sauvée en CFA à la dernière journée, La Duchère est dans le coup pour une place de barragiste en National
  • A 30 ans, Hatim Sbaï est le capitaine emblématique et ambitieux de ce surprenant promu

Sixième à deux points du podium en National, Lyon Duchère n’a pas abandonné ses rêves de Ligue 2 avant de recevoir Châteauroux (2e) ce vendredi (20 h). Le capitaine lyonnais Hatim Sbaï fait le point avant les deux dernières journées.

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Quand vous avez signé en 2011 en CFA à Lyon Duchère, imaginiez-vous un instant pouvoir lutter pour une montée en Ligue 2 ?

Honnêtement oui car on avait un bel effectif cette saison-là. On avait manqué d’un seul point le National. Dans une grande ville comme Lyon, j’ai toujours pensé qu’il y avait la place pour un deuxième club professionnel.

Repensez-vous parfois à ce maintien en CFA arraché au bout de la dernière journée en 2015 ?

Oui, on sait d’où on vient. On a vraiment connu la misère durant cette saison. Il nous manquait un peu d’expérience et de réussite. Mais on a enchaîné 18 victoires l’année suivante en conservant la majeure partie de l’effectif. Comme quoi on peut rire ou pleurer d’une saison sur l’autre. Ça nous a appris à relativiser pas mal de choses et on a surfé sur la vague en National.

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Craignez-vous d’avoir manqué le coche en vue d’une place de barragiste lors du revers (2-1) à Chambly la semaine passée ?

Ce match nous a un peu scié les jambes, d’autant qu’on menait (0-1) à la mi-temps. Nous n’avons plus notre destin entre les mains en vue de la troisième place. Mais ça reste un championnat bizarre dans lequel tout le monde peut battre tout le monde. Donc j’y crois toujours. Remportons nos deux derniers matchs et on verra. En tout cas, je n’ai pas encore prévu mes vacances et j’ai bien noté que le barrage se déroulera les 23 et 28 mai (sourire).

Que manque-t-il encore à La Duchère pour viser dans la durée le monde professionnel ?

On pêche un peu dans la fraîcheur. Le coach s’est surtout appuyé sur 13 joueurs tout au long de la saison. Personnellement, j’ai disputé les 32 matchs de National plus ceux en Coupe de France. Je pense donc qu’il faudrait étoffer l’effectif. Le club devra aussi progresser encore un peu sur la récupération en termes de cryothérapie et de kiné par exemple. Mais cette saison ne sera pas un échec, quoiqu’il arrive lors des deux dernières journées.